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TITRE:

BLACKRAIN (01 MARS 2024)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



Plus libre que jamais et désormais accompagné de Franky Costanza derrière les fûts, BlackRain retrouve une seconde jeunesse...
STRUCK - 22.03.2024 -
9 photo(s) - (0) commentaire(s)

Avant de revenir très prochainement avec un nouvel album, BlackRain a souhaité redonner une seconde jeunesse aux titres extraits de "A Lethal Dose of..." et "It Begins" indisponibles sur les plateformes de streaming. Ce qui ne devait initialement être qu'un simple cadeau aux fans dépasse largement les attentes du groupe, au point que "Hot Rock Time Machine" est en passe de devenir la plus grosse sortie du groupe... Ajouté à cela, l'arrivée tonitruante de Franky Costanza (ex-Dagoba, Les Tambours du Bronx) derrière les fûts, la carrière de BlackRain -plus libre que jamais- est une nouvelle fois à la croisée des chemins !





On se retrouve pour la quatrième fois et à nouveau avec un nouveau batteur. BlackRain est un groupe réputé pour la stabilité et la solidité de son line-up mais quelle est la raison du remplacement de Franck F par Franky Costanza ?

Swan : Si nous ne l’avions pas mentionné, peut-être que les gens ne s’en seraient pas rendus compte (Sourire). On peut quand même parler de stabilité : BlackRain est un groupe qui existe depuis 20 ans, on est quand même trois membres originaux, ce n’est pas le cas de beaucoup de groupes… Mais c’est vrai qu’au niveau des batteurs….


Justement comment expliques-tu que seul le poste de batteur soit instable dans votre line-up ?

Swan : Ecoute, je ne sais pas…


En tous cas, c’était un plaisir d’avoir rencontré Franky pour cet album de BlackRain avant de voir arriver un nouveau batteur…

Franky Costanza : (Rires) !

Swan : J’espère que ça sera différent avec Franky parce qu’on partage vraiment les mêmes goûts musicaux et on s’entend vraiment très bien : ce n’était pas le cas avec tous nos batteurs précédents. Je dirais que notre premier batteur -Seb- était un fan de metal progressif donc jouer avec nous n’était pas vraiment toujours un plaisir pour lui. Ensuite, on a eu un batteur qui n’avait pas vraiment pas la motivation requise pour travailler : il n’aimait pas trop travailler et c’était un problème. On a eu Franck qui n’était pas non plus un fan de glam et des années 1980 en général mais c’était quelqu’un avec qui on s’entend très bien, qui jouait très bien : on n’était pas forcément pour son départ…


En revanche, dans votre promotion, vous présentez Franky comme un meilleur batteur que Frank F…


Swan : Techniquement, il n’y a pas de souci ! Frank avait de très bonnes idées, il jouait très bien mais bon, il n’y a pas de mystère, Franky Costanza est plus connu que BlackRain, tout le monde connaît son niveau. Clairement, techniquement, on savait ce qu’il valait !


On savait [...] que Franky était un grand fan des années 1980 et de Mötley Crüe et de Tommy Lee




Justement, on connaît Franky pour ses collaborations au sein de Dagoba, Les Tambours du Bronx, dans des formations dont le style diffère pas mal du vôtre. Son choix ne paraissait pas comme une évidence…


Swan : Pour nous, c’était une évidence dans la mesure où on se connaît depuis assez longtemps et on savait qu’on partageait les mêmes goûts musicaux et que Franky était un grand fan des années 1980 et de Mötley Crüe et de Tommy Lee.

Franky : C’est vrai que j’ai fait plus de 20 ans avec Dagoba, je joue récemment avec Les Tambours du Bronx mais dans beaucoup d’interviews, de vidéos, même dans mon look, j’ai toujours clamé haut et fort mon amour du hard rock, du glam : mon mentor restera à jamais Tommy Lee !


C’est un fantasme que je réalise !


C’est donc un retour aux sources ?


Franky : Bien sûr ! C’est un retour aux sources, je dirais même que c’est un fantasme que je réalise ! J’ai commencé la musique grâce à des groupes comme Scorpions, Guns N’Roses, Mötley Crüe et j’ai choisi le poste de batteur grâce à Tommy Lee. Mais avant cette année, je n’avais jamais joué dans un groupe de hard rock, glam…


Tu parles de fantasme d’autant plus grand que tu joues dans le groupe français référence du style…


Franky : Exactement ! C’est pour ça que je suivais BlackRain depuis son tout début et j’étais content de voir un groupe de qualité de ce style en France. Pour parler clairement, je suivais BlackRain comme un fan qui suit un groupe qu’il aime… Et donc oui, c’est un peu un rêve qui devient réalité de pouvoir jouer avec eux parce que j’adore leurs morceaux, j’adore ce style. Il n’y a pas beaucoup de groupes français qui le font et c’était presque une évidence et quelque chose de naturel qui s’est présenté à moi. La vie est ainsi faite : j’ai reçu un bon coup de fil et je me suis dit que c’était le moment…


… Et c’est donc BlackRain qui a contacté Franky ?

Swan : En fait, on cherchait un batteur…


On ne se sentait pas à la hauteur du personnage Franky Costanza




Un Frank batteur plus précisément…


Swan : Quasiment, quasiment (Rires) ! Non, non, on a fait le tour des batteurs qu’on connaissait mais pour être honnête, on ne se sentait pas à la hauteur du personnage Franky Costanza mais on a quand même tenté notre chance pour un remplacement au départ…


Mais pourquoi dis-tu ne pas te sentir à la hauteur parce que ça fait deux fois que tu fais cette allusion ?


Swan : Il faut être honnête et avoir les pieds sur terre : Franky est plus connu que nous ! On avait donc cette appréhension…


… mais plus connu de qui ?

Swan : En s’appuyant sur les fanbases et sur ce qu’on voit dans les réseaux sociaux qui nous servent de mesure…


Connu peut-être du public metal mais c’est finalement une niche. A moins d’avoir la mémoire très courte, BlackRain a quand même participé et failli remporter une émission télé à grande écoute…

Franky : Complétement !

Swan : En tous cas, on se sentait un peu comme des fans par rapport à Franky.

Franky : Et inversement (Sourire) !

Swan : Mais ce que je veux dire par là, ce n’était pas évident qu’il nous réponde positivement.


Pour en conclure sur ce sujet, est-ce que la condition pour intégrer le groupe était de se prénommer Frank ?


Swan : (Rires) C’était vraiment une coïncidence ! Mais je suis quand même dit que si les gens ne regardent que sur le papier, ils ne feront pas gaffe : on pourrait ne pas l’annoncer (Sourire) !


C’est un projet qui a pris une ampleur assez incroyable ce qui n’était du tout notre plan au départ.



Votre actualité est cet album "Hot Rock Time Machine" de morceaux remis au goût du jour. Même si ces morceaux bénéficient d’une seconde jeunesse, n’avez-vous pas peur que consacrer un album entier à une relecture d’anciens titres puisse être interprété comme un manque d’inspiration ?

Swan : Non ! C’est une chose à laquelle on a quand même pensé mais je pense que dans la mesure où les morceaux n’ont pas été simplement remasterisés ou remixés. On a tout réenregistré, tout réarrangé avec un nouveau batteur. C’est quelque chose que j’aime bien mentionner, cet album permet d’inclure Franky dans le passé du groupe. On a fait cet album sur le côté parce qu’on ne pensait pas être aujourd’hui ici pour le promouvoir de cette manière : c’est un projet qui a pris une ampleur assez incroyable ce qui n’était du tout notre plan au départ.


Oui, car on a lu par ailleurs que vous travaillez déjà sur un nouvel album et plusieurs compositions sont déjà prêtes…


Swan : On travaille effectivement sur un nouvel album et c’était ça notre priorité…


On se retrouve en train de promouvoir un album qui est peut-être notre plus grosse sortie qu’on n’ait jamais faite finalement !


… Que s’est-il passé ? D’où vient cet engouement ?

Swan : C’est la demande de fans ! Ces deux albums ne sont pas disponibles sur les plateformes de streaming, ne sont pas disponibles à la vente. Dix ans après leurs sorties, on nous demande régulièrement pourquoi ils ne trouvaient pas ces morceaux dans leurs playlists. On s’est donc dit qu’il était temps d’y remédier et au départ, c’était juste avoir les morceaux sur Internet mais de fil en aiguille, comme on ne pouvait pas le faire pour des raisons de droits, nous avons commencé à réenregistrer et nous en sommes arrivés là. Et comme de plus en plus de gens se sont intéressés et se sont greffés au projet, aujourd’hui, on est arrivés avec un album dans lequel on n’a jamais eu une telle équipe pour travailler dessus. On a Replica en attaché de presse en France mais on a son équivalent en Allemagne et on a quelqu’un qui pitche des chansons en Allemagne pour être à la radio… Ce n’était vraiment pas du tout le plan au départ mais on se retrouve en train de promouvoir un album qui est peut-être notre plus grosse sortie qu’on n’ait jamais faite, finalement !


Tu dis que cet album a pris une ampleur imprévue malgré tout, comment se fait-il qu’il ne sorte pas sur votre label SPV ?


Swan : Ça s’est passé très vite. Il faut savoir qu’on a commencé à parler de ce projet l’été dernier. Au départ, nous ne voulions pas embêter le label avec ça puisque c’était du vieux matériel. On leur a quand même proposé mais ils n’étaient pas intéressés pour sortir des vieux titres, ils préféraient du neuf mais ils ne voyaient pas d’inconvénient à ce qu’on fasse ça de notre côté…
Avec l’ampleur que ça a pris, on s’est senti obligés de leur en parler à nouveau, de leur expliquer l’évolution et leur redemander à nouveau s’ils n’étaient pas intéressés par le produit… Finalement, ils devraient quand même le distribuer mais ce n’est pas encore signé…


Sur "Untamed" déjà, l’arrivée de Hannes Braun de Kissin’ Dynamite semblait avoir apporté un énorme boost à votre son. Est-ce la raison pour laquelle vous lui avez confié ces anciens titres ?

Swan : J’en parlais encore avec Franky. Pour le moment, on est bien avec Hannes, c’est un ami et sa façon de travailler est très simple : ça va très vite, on n’a pas à se prendre la tête et ça se fait dans l’amicalité la plus totale. C’est un gros confort : on n’est pas obligés de se battre pour obtenir ce résultat ! Et puis de toutes façons, c’est la qualité de son travail qu’on recherchait depuis longtemps et ça nous permet d’être dans la compétition avec de gros groupes. Honnêtement, on ne s’est pas posé la question avec qui on allait travailler pour donner la chance à ses vieux morceaux d’avoir un son moderne. On ne s’est pas posé la question : pour le moment, on travaille avec Hannes et pour le prochain album, ça sera sûrement lui aussi…


Concrètement, un titre comme ‘Shining Down On You’ prend une ampleur folle. Quelle est la part prise par Hannes ans ce lifting ?


Swan : C’était important pour moi aussi que les auditeurs puissent se rendre compte de l’impact d’un mixage, de la différence que peut apporter un certain mixage par rapport à un autre sur une chanson… Je pense que les gens ne se rendent pas compte de ça - ce qui est normal, finalement - mais on leur permet de comprendre cette différence.


Il est clair que le choix d’un mixage détermine le son d’une chanson qui peut être totalement différente…


Swan : Exactement !


On essaie malgré tout de faire les choses pour qu’elles soient intemporelles.




En revanche, si le choix d’un mix aujourd’hui peut sonner au goût du jour, il peut être totalement désuet dans quelques années…

Swan : Tout à fait ! C’est un truc qu’on ne peut pas contrôler. Il y a un certain sound design, les gens sont habitués à un certain sound design et tu es obligé de t’y conformer mais bien sûr, on ne sait pas ce qu’il adviendra dans quelques années : on est assez impuissants face à ça… Mais on essaie malgré tout de faire les choses pour qu’elles soient intemporelles.

Franky : Mais aujourd’hui, tout le monde est super content du son de l’album alors que à l’époque, ils n’étaient pas contents à 100% du son de "It Begins" par exemple.


Pourtant cet album est passé entre les mains de l’iconique Jack Douglas…


Franky : Oui, mais ça ne fait pas tout ! Il y a des choix artistiques….


Mais nous savions qu’à l’époque, vous n’aviez pas tout à fait la main sur les destinées du groupe…


Swan : Et c’est le problème de travailler avec quelqu’un d’aussi gros : c’était très difficile de communiquer ! C’est tout le contraire avec Hannes où c’est comme parler à un frère… Avec Jack, il fallait prendre des pincettes et de toutes façons, quand on paie Jack Douglas, c’est pour avoir le son de Jack Douglas. On a refait un album avec lui et on a eu les mêmes problèmes. Ca sonne "gros" mais ça ne sonne pas moderne : on n’a pas le sound design qu’on voulait, ça n’était pas à notre goût…


Dans votre promo, vous indiquez que les fans ont (re)découvert BlackRain en 2019 avec l’album "Dying Breed" : en quoi cet album est un tournant ?

Swan : En 2019, on avait recommencé à travailler avec Chris Laney -le Suédois qui avait mixé "License to Thrill"- pour essayer de retrouver quelque chose -un mix, un sound design- plus actuel.


Il y avait pas mal de ces chansons qui étaient des secrets un peu trop bien gardés et qui méritaient une production à la hauteur de la qualité des compositions.




Sur certains titres, et dès ‘Overloaded’, l’évolution de ta voix est frappante. Est-ce un point sur lequel vous souhaitiez mettre l’accent ?

Swan : Oui. En tous cas pour moi, c’était très, très important. J’avais beaucoup de mal à écouter certaines chansons de l’époque même si je trouvais qu’il y avait des chansons avec un fort potentiel mais je n’étais pas convaincu de la manière dont je chantais à l’époque. J’avais vraiment envie de les rechanter convenablement !

Franky : Je trouve qu’il y avait pas mal de ces chansons qui étaient des secrets un peu trop bien gardés et qui méritaient une production à la hauteur de la qualité des compositions. Je pense notamment à la magnifique ballade ‘Nobody But You’ -qui devrait sortir avec un joli clip d’ici peu- qui est pour moi un titre à fort potentiel et -si je me mets dans la peau d’un fan- qui est de la qualité d’une belle ballade d’Aerosmith, Guns N’Roses ou Mötley Crüe… Je me dis que ça ne peut pas être un titre qui part aux oubliettes… Mais en l’occurrence, on ne trouvait plus ce titre nulle part ce qui était dommage !


Et c’est désormais le cas avec un beau clip à venir…

Franky : Voilà !


Mais cette ballade trouvera-t-elle le public qu’elle mérite en France ?


Swan : C’est le côté positif des plateformes de streaming, on ne touche pas que le public du pays dans lequel on vit. Mais on ne va pas se mentir, notre majorité de streams est en France, puis la Suède et les Etats-Unis…


Nous aurions plutôt pensé à l'Allemagne...

Swan : Non, l’Allemagne est encore derrière mais on sait qu’il y a un marché, c’est la raison pour laquelle on s’est entouré de toute une équipe allemande pour essayer de nous développer un peu plus. Quand on voit nos collègues de Kissin’ Dynamite qui font un style sensiblement proche du nôtre passer de salles de 500 personnes à 3.000 en l’espace de quelques années, on se dit qu’il y a forcément quelque chose à faire.


Sur ‘Baby Shot Me Down’, vous avez retravaillé le pré-solo. Est-ce que la première version vous paraissait trop brouillonne ?


Swan : J’ai toujours beaucoup aimé cette chanson et à l’époque, on avait eu des contraintes : on m’avait forcé à la chanter un peu autrement… J’ai donc remis les choses comme je les avais faites à l’époque sur la démo !


On a été obligé de faire pas mal de compromis à une certaine époque [...] c’est intéressant d’écouter les autres, en revanche c’est moins intéressant d’être obligé de les écouter…


On connaît les raisons mais c’est toujours un sentiment fort en toi quand tu évoques ces contraintes...


Swan : Disons qu’on a été obligé de faire pas mal de compromis à une certaine époque ! A l’époque, on n’était pas contre non plus -on était jeunes, on demandait à grandir- contrairement à d’autres groupes, on était ouverts aux changements, à écouter les autres pour essayer de progresser. Avec le recul, je me dis que c’est intéressant d’écouter les autres, en revanche c’est moins intéressant d’être obligé de les écouter…


Aujourd’hui, on est libres




Aujourd’hui, êtes-vous définitivement libérés… ?


Swan : Oui, aujourd’hui, on est libres, je reste toujours ouvert aux critiques mais la décision finale nous revient et c’est important !


Le travail sur les chœurs semble également avoir été une priorité comme sur ‘Overloaded’ ou ‘Wild Wild Wild’. Souhaitiez-vous rendre ces derniers plus ‘virils’ dans le sens de plus puissants ?

Swan : Sur ‘Wild, Wild, Wild’, oui, ça collait plus à la chanson et effectivement, les chœurs sont différents puisque ce sont plus des chœurs de bar que des chœurs de studio (Rires), mais c’est une direction vers laquelle je voudrais continuer sur le prochain album : c’est quelque chose que j’ai en tête et que je veux reproduire parce que je trouve que ça apporte quelque chose de beaucoup plus vivant. Plutôt que de faire les chœurs tout en harmonie parfaite, ce genre de chœurs un peu plus hurlés, festifs apportent vraiment quelque chose à la chanson…


… et je suppose plus en lien avec ce que tu proposes sur scène…

Swan : Oui ! C’est aussi l’avantage de pouvoir faire ça sur scène. Le problème avec des chœurs comme ‘Baby Shot Me Down’, c’est qu’ils sont impossibles à reproduire sur scène…


‘Re-evolution - New Generation’ est renommé ‘Revolution’. Pour quelle raison ?


Swan : C’était le nom original !


Encore une fois, jusqu’au bout…


Swan : (Rires) C’était le nom original que j’ai voulu remettre… Il y a des choses comme ça -dix ans après- quand on ressent tout le temps un certain regret ou quelque chose qui ne va pas, c’est que ça aurait dû être autrement… Ça permet donc de remettre les pendules à l’heure. ‘Revolution’ est le parfait exemple parce que c’est la chanson qui a le plus changé sur l’album.


Cet album est une opportunité de refaire les choses comme on aurait voulu les faire à l’époque.





Plus que jamais libre et émancipé…

Swan : Je ne peux pas te contredire. C’est sûr, aujourd’hui on est libres, on a appris de nos expériences passées… Cet album est une opportunité de refaire les choses comme on aurait voulu les faire à l’époque.


Mais puisque vous étiez lancés, pourquoi avoir limité les titres repris à "Lethal Dose of…" et "It Begins" et ne pas avoir fait profiter votre premier opus éponyme et "License to Thrill" du même traitement ?


Swan : Non, ça me semblait moins pertinent, déjà d’une part parce que les titres sont disponibles et je vais te dire les choses franchement, on n’aurait pas réussi… c’est-à-dire que "License to Thrill" est devenu quelque chose de plutôt culte dans le monde glam -et pas qu’en France-, cet album avait quelque chose de vraiment spécial : la fougue de la jeunesse, un truc sauvage et ça, on ne pourrait pas le reproduire aujourd’hui.

Franky : On l’aurait massacré…

Swan : A mon avis, oui…


D’une manière générale, êtes-vous d’accord s’il on vous dit que vous sonnez désormais plus scandinave qu’à l’époque ?


Franky : C’est possible !

Swan : On me le dit parfois en revanche, je ne saurais pas t’expliquer pourquoi.

Franky : On le ressent et je ne serais pas étonné que tu dises la même chose de l’album qui va sortir en 2025…

Swan : J’ai moins ce recul comme je fais la plupart des chansons mais c’est vrai que j’ai souvent cette remarque.

Franky : On aime les Hardcore Superstar, les Crashdïet, Backyard Babies… ce sont des groupes que j’aime beaucoup…


En dehors de MatH, vos looks se sont plutôt assagis. Quel regard portez-vous sur vos looks de l’époque à laquelle vous avez enregistré ces titres la première fois ?

Swan : (Rires) Ecoute, il y avait de bonnes choses et de moins bonnes… C’est vrai que sur look, on était poussés au cul : il n’y avait pas de souci (Sourire) ! Il y a des choses que je regrette et j’aimerais bien encore que les autres se fringuent avec des big hair : ça ne me déplaisait pas ! En revanche, sur le côté vestimentaire, j’étais toujours réticent avec ce qu’il se passait à l’époque : je trouvais que c’était vraiment too much ! J’aimais mieux les trucs typés Guns N’Roses, juste l’attitude dirty à la Mötley Crüe, plus street

Franky : … que le côté paillette, voire disco presque…

Swan : … que le côté Abba finalement (Sourire) que me paraissait un peu too much !


Ce serait malgré tout difficile avec Franky dont le look reste immuable quel que soit le projet, le style musical…


Franky : En fait, dans mes groupes de metal, j’avais plus ou moins ce look : le clin d’œil au hard rock/ glam a toujours été présent parce que c’est ce que j’ai dans les tripes ! Pour les photos, vidéos BlackRain, j’accentue un peu plus le trait mais sinon, c’est kif-kif !





En tous cas, chapeau de faire la promo de la sorte au mois de mars à moins que ce ne soit pas ta peau…

Franky : (Rires) Un truc à la Manowar…


Et plus sérieusement qu’attendez-vous de…


Swan : … de la vie ? Plus rien - je déconne (Rires) ! Qu’est-ce qu’on attend ? Pour nous, encore une fois, c’est  sûrement une opportunité pour ceux qui ont découvert BlackRain récemment -avec "Dying Breed" ou "Untamed"-, cet album va être une nouveauté pour eux ! Mais pour nous, c’est surtout de redonner une vie à ces anciens morceaux !

Franky : Ce sera plus délicat pour lui de le dire parce qu’il est modeste et humble mais pour moi qui suis fraîchement arrivé, j’attendrais qu’il y ait une reconnaissance à la hauteur de la qualité du groupe. Pour moi, le groupe mérite beaucoup plus. Et pour en avoir discuté, on nous demande à chaque fois pourquoi avec la qualité de nos compos, le groupe est resté un peu confidentiel ?


Effectivement, c’est assez mystérieux quand on constate la qualité musicale qui a touché toutes les oreilles quand on se rappelle que BlackRain a fait la finale de "La France a un incroyable talent"…


Franky : C’était un coup de buzz énorme, ça aurait dû un tremplin énorme mais surtout, je me répète, il y a ce génie des compos ! Un titre comme ‘Nobody But You’ mérite de toucher ce public en plein cœur. En l’ayant fait écouter à n’importe qui aimait bien cette période hard rock/ glam et puis même un public plus large -, quelqu’un qui aime Oasis- peut être touché par cette chanson… Ça brasse très large et ça ne peut pas resté inécouté ; ce n’est pas possible !


Et vu que vous faites la promotion de cet album, quelle est la suite du programme ? Des concerts pour le promouvoir sont prévus ?


Swan : On prend tous les concerts qu’on nous propose quand c’est possible. Pour le moment, on n’a pas grand-chose d’annoncé mais on en a en prévision… Mais j’espère qu’on sera en mesure de tourner un peu au moins en fin d’année. En tous cas, il y a ce concert à la Maroquinerie le 7 avril qui va être assez important pour nous puisque juste avant la sortie de l’album. La veille d’ailleurs, le 6 avril, nous ferons notre release party ici au Dr Feelgood Rocket avec remise en mains propres des pré-commandes : ça devrait être assez sympa ! Ensuite, on verra les concerts qu’on sera en mesure d’annoncer pour le restant de l’année. 
Mais ça va être une actualité assez continue parce qu'on essaie de finaliser un prochain album qu'on espère sortir en fin d'année ou en début d'année prochaine : pour nous, l'actualité va être assez régulière...

Franky : Pour moi, le prochain album sera un tremplin pour les beaux festivals de 2025 : c’est un bel objectif !


Tout ce que je vous souhaite c’est que votre actualité soit si surchargée que Francky soit confronté à des dilemmes d’agenda avec Les Tambours du Bronx…

Swan : (Rires) !

Franky : Je suis d’ailleurs en discussion avec Raël pour pouvoir me cloner (Rires) !


Merci…

Swan : Merci à toi pour cette interview et tes questions encore une fois particulièrement pointues…

Franky : C’était vraiment super sympa !





Et merci à Loloceltic pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/blackrainrock/
 
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