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TITRE:

ROLLYWOODLAND (19 FEVRIER 2024)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK



Une bande originale de film d'action, c'est un peu ce que propose Rollywoodland pour son retour après 12 ans d'absence.
CALGEPO - 24.04.2024 -
3 photo(s) - (0) commentaire(s)

Rolllywoodland est de retour de la Cité des Anges. Un album hommage au cinéma d'action et au hard rock. Rencontre sur le tapis rouge avec Rolly Wood.


Chez Music Waves on aime bien commencer nos interviews par savoir quelle est la question qu'on t'a trop posée et à laquelle tu en as marre de répondre, c'est laquelle ?

Toutes les questions.




Toutes les questions. Bon, on va s'arrêter là. l'interview la plus courte de l'histoire. Merci. Au revoir.

J'aime pas qu'on me pose des questions. Du coup, tu peux poser celle que tu veux (Rires).

C'est une torture, la promo ?

Je pense que c'est pas facile de parler de soi. J'aime mieux laisser la musique parler pour moi.


D'accord, mais encore plus de nos jours, c'est un passage obligé.

Oui, bien sûr. C'est pour ça que je le fais.


C'est contre nature en fait...


C'est un peu contre nature. Il y a des gens qui aiment bien parler d'eux-mêmes. Ils parlent plus qu'ils ne font, on va dire.


Mais là, tu parles pas de toi, tu parles du groupe ?

Ouais, alors je parle du groupe de l'album qui est sorti il y a dix jours, "Dark Fate For Judgement Day".


C'est un album qui a été longtemps en préparation...

Oui, douze ans, c'est le deuxième album le plus long de l'histoire après "Chinese Democracy" après tout. On est en bonne compagnie. En fait, on a eu une période de séparation. Chacun prenait un peu des chemins différents dans la vie. Donc le temps que tout le monde se remettre dans le bain, on est reparti ensemble en 2018.


A quelle occasion ?


Pour fêter les 100 ans de la fin de la guerre (rires). Non, ce n'est pas vrai. L'album était toujours en gestation car on a commencé à enregistrer une partie en 2015 et il fallait juste attendre que tout le monde soit de nouveau raccord. Donc on a repris. Et puis malheureusement, on n'avait pas tellement de deadline. On enregistre un peu quand on pouvait, puis il y a eu le Covid avec comme conséquence le fait qu'il n'y avait de possibilité de se voir, de répéter. Mais ça m'a permis de réenregistrer tout le chant chez moi en 2020. C'est un album qui s'est construit dans la durée et je suis assez content, c'est qu'au final un résultat assez homogène.


Donc si ça se trouve, c'était peut-être le résultat inattendu par rapport à si vous l'aviez enregistré dans la foulée du précédent.

Oui, bien sûr. Souvent, tu constates avec les groupes qui enregistrent un peu séparément une absence, un manque de liant. Et là je ne ressens pas ce manque de liant, je trouve que c'est assez homogène. Je dirais que c'est notre meilleur album à ce jour (rires).


Voilà le fameux album de la maturité !

Oui


J'adore le travail en studio, le fait de créer, de rentrer et repartir le soir avec quelque chose que tu as créé et qui va te perdurer, c'est quelque chose de magique.


Du coup, comment as tu abordé le fait de revenir en studio ? C'était difficile ou...

Non, pas du tout difficile.  Les guitares, le chant étaient enregistrés à la maison. Donc en studio, on y est retourné pour le mix, alors on va dire que c'est la bonne partie. Mais moi j'adore le travail en studio, le fait de créer, de rentrer et repartir le soir avec quelque chose que tu as créé et qui va te perdurer, c'est quelque chose de magique. Demain est clairement un autre jour par rapport à ce que tu as créé. Donc le fait de rentrer en studio et puis d'arriver, de fixer un résultat et puis de l'avoir pour toujours, c'est incroyable.


Vous aimeriez arriver à vivre de la musique ?

Clairement, oui. Je le sens dans un coin de ma tête.





Vous avez donc signé chez M&O, ça vous met de la pression aussi un peu ?

Énormément (rires) je suis victime de phobie administrative, il y a beaucoup de documents à fournir. C'est très dur, c'est pire que les impôts (rires).


La promo au final est un passage obligé pour arriver à vos fins ?

Oui, le premier album, je l'avais sorti tout seul et j'ai bien vu que c'est un métier la production, la distribution et que si tu ne passes pas par des gens qui sont dans le milieu tu y passes ta vie avec le risque de ne plus faire de musique. C'est tellement énergivore, c'est très décourageant si tu veux faire tout de A jusqu'à Z.


Comment en êtes vous arrivé à signer chez eux ?


J'ai un pote, Z (NDLR : Yves « Z » Terzibachian), ancien guitariste de Dagoba (de 2012 à 2016), qui avait signé chez eux m'a conseillé de les voir. Je l'ai connu à Los Angeles en 2013, à l'époque je voulais rencontrer Lemmy pour faire un featuring sur ce qui allait être cet album et je n'ai pas réussi à le rencontrer mais j'ai pu rencontrer les musiciens de Dagoba qui ensuite ont parlé de moi à un journaliste de Rock Hard.


Ce nouvel album propose 15 titres pour 55 minutes, une rareté à une époque où les EP sont légion, pourquoi un tel choix ?


Parce qu'on peut se le permettre. On a beaucoup de chansons. Je dois avoir entre 50 et 100 morceaux de côté, donc choisir cinq morceaux, cela aurait été impossible. Et sachant qu'il y a beaucoup de chansons qui sont nées ensemble, les séparer, c'était impossible. Je sais que la plupart des grands albums contiennent dix titres. Mais choisir dix titres, c'était en laisser beaucoup de côté, sachant qu'il y a deux deux intros instrumentales. Donc en réalité, il y a treize chansons plus deux instrumentales.


Parmi ces 50 chansons, comment tu as fait pour les choisir ? Tu dis qu'elles étaient imbriquées entre elles ?

On avait bossé énormément de morceaux et c'est l'album qui a parlé pour lui. On n'a pas vraiment pu faire de choix. Ce sont les morceaux qui sont imbriqués d'eux-mêmes entre eux.


Vous avez choisi ces chansons à trois ?

Souvent je proposais plusieurs titres, puis on a agrémenté avec des compositions choisies par les autres. Il y a deux reprises sur l'album, le thème d'ouverture qui est le thème de "Terminator" et il y a une reprise de Michael Jackson aussi 'Another Part Of Me'. Je ne pensais pas qu'on pourrait l'utiliser. Ça n'a pas été facile, mais on a eu les droits, comme dirait Pignon (rires).


Pour cher ?

Pas du tout ! C'est au niveau de la redevance SACEM que ça se règle. Chaque morceau coûte plus ou moins la même chose. C'est plus pour obtenir l'autorisation d'utiliser le morceau en lui-même qu'il a fallu négocier entre guillemets avec Sony Music France et que je suis rentré en contact avec la personne qui s'occupe du catalogue de Michael Jackson chez Sony Music France. Elle m'avait bien fait comprendre qu'il y avait peu de chances que ça aboutisse, mais qu'elle allait poser la question à tout hasard. Et puis, quatre ou cinq mois plus tard, j'ai eu une réponse positive.

Elle a été la première surprise parce que d'habitude, la famille de Michael Jackson refuse absolument tout. On ne voit jamais de reprise de Michael Jackson. Tout simplement parce que les Américains refusent tout et je ne sais pas à qui ça a plu pour avoir l'accord. Je ne sais pas jusqu'à quelle oreille c'est monté, mais en tout cas, ils nous ont validé l'autorisation d'utiliser ce titre. C'est un peu comme une compo à nous. Si tu ne sais pas que c'est Michael Jackson, c'est tout autre chose en fait. Du coup ça m'aurait vraiment embêté de le laisser de côté et c'est une vraie fierté de pouvoir le mettre dans l'album.


C'est quand tu tu vas au delà des "qu'en dira-t-on" que finalement tu dépasses tes limites.


Il y a beaucoup d'audace dans tes démarches. Partir à Los Angeles pour provoquer la chance, ça fait partie aussi d'une carrière, cette audace ?


Oui, je pense qu'il faut la bousculer. Arnold Schwarzenegger, il est parti d'Autriche. Il est parti là-bas avec un rêve et il n'a écouté personne. Jean-Claude Van Damme, c'est pareil. Ils ont fait des trucs que tout le monde trouvait fou, que même des gens de leur propre entourage trouvaient complètement insensé. Mais c'est quand tu tu vas au delà des "qu'en dira-t-on" que finalement tu dépasses tes limites. J'aimerais bien travailler avec Jean-Claude Van Damme justement pour le morceau qui porte son nom.


Est ce qu'il l'a écouté ?


Pas encore, je suis en train de préparer une proposition qu'il ne pourra pas refuser. Il n'y aura pas de tête de cheval ou de truc comme ça.


Deux camions peut être et tu t'entraînes pour le grand écart : c'est un concours ?

(Rires) Je ne suis pas du tout souple, je suis aussi souple qu'un tabouret ! Non, j'aimerais bien faire quelque chose avec lui pour ça du coup. J'attends pour le contacter. Je me rencarde.


Le précédent album étaient un clin d’œil à Guns N Roses. Celui là semble être une référence au cinéma, pouvant être perçu comme la bande originale d'un film d'action. En l'écoutant, on se retrouve dans les années 80-90 à écouter la bande son de "Speed" ou de "Last Action Hero". Est-ce que c'était une intention délibérée pour vous de cette déclaration d'amour au cinéma d'action ?

Quand j'écris une musique, la mélodie suggère un thème. C'est la mélodie qui m'habite. Et en fonction de comment le morceau sonne cela me fait penser à souvent des films parce que j'ai grandi dans cette période. Et puis pour moi, c'est ça la vraie vie. Et souvent, en fait, le titre de travail devient le titre définitif parce que n'étant pas anglophone pur, je n'écris pas à propos de la vie ou de mes sentiments. J'écris à propos de thèmes précis. Dio, c'était Donjons et Dragons. Chaque compositeur a sa façon d'écrire. Nick Sixx, n'écrit jamais des paroles à propos de Donjons et Dragons. Dio n'écrira pas des chansons de cul. Donc je pense qu'il faut rester dans ce qu'on sait faire. Et pour Jean-Claude Van Damme, c'était juste une histoire de syllabes qui fonctionnait. Je me disais que ça serait marrant et puis on allait trouver ça drôle. Et finalement, c'est plus facile d'écrire un morceau sur Jean-Claude Van Damme que sur la pluie et le beau temps, je trouve.

Cette sonorité dont tu parles, le fait que ça marcherait pas en français ?

Il y a un refrain en français sur l'album, c'est Jean-Claude Van Damme. Je ne sais pas chanter en français,  C'est une question d'habitude. J'ai grandi avec. Mes parents écoutaient plus des trucs français, mais quand j'étais jeune, j'étais fan de Michael Jackson. Après, j'ai découvert Offspring et puis  j'écoutais que ça ensuite. Donc chanter en français, pour moi, c'est très difficile.


Souvent, les groupes nous disent c'est difficile de faire sonner la musique rock en français.


Il y en a qui y arrivent très bien et le taulier faisait ça très bien. Mais je ne suis pas Johnny.

Il avait surtout des auteurs...

Oui, il avait des auteurs. Mais j'ai écrit quelques trucs en français. Mais au delà de l'écrire, il faut savoir le dire et l'interpréter et dans mon cas ce serait mal le faire.





Votre musique présente une forte influence des années 80-90. Tu as grandi là-dedans, notamment hard rock et glam rock. Que représente pour toi cette époque et comment cela se traduit dans le son ?

C'est l'époque originelle pour moi, vu que j'ai grandi là-dedans et que j'ai découvert la vie à cette époque. Pour moi, il n'existe rien d'autre, donc c'est naturel pour moi. Ce n'est pas quelque chose de pensé ou de voulu, c'est quelque chose de naturel.


Depuis le temps que je fais de la musique, ça ne sert finalement à rien de chercher à décrire ce que tu fais parce que les gens trouveront toujours ça différent.

Au niveau du son, comment tu travailles ?

C'est pareil, c'est un peu la seule musique qui existe. Je ne saurais pas faire autre chose, même si je peux par moment avoir des influences diverses. Je pense que souvent c'est les autres qui décrivent le mieux ce que tu fais toi. Souvent ont dit qu'on fait cette musique, que c'est dans tel style et souvent la plupart des gens vont avoir tous un avis complètement différent de ce que toi tu avais en tête à l'origine. C'est ce que j'ai remarqué. Depuis le temps que je fais de la musique, ça ne sert finalement à rien de chercher à décrire ce que tu fais parce que les gens trouveront toujours ça différent.


Tu acceptes ce jugement-là ?


Ce n'est pas un jugement négatif. Donc il n'y a pas de souci par rapport à ça. C'est intéressant je trouve, parce que quand les gens disent comment ils voient les choses, des fois je trouve ça incroyable, je vois pas du tout les choses de cette façon parce que je suis dedans en fait.  C'est difficile pour moi de prendre du recul et puis de regarder ça de l'extérieur. Cet album est mon enfant....


J'ai l'impression que c'est un album dont on pourrait être le héros. Tu te souviens, Il y avait des livres comme ça.... avec des changements de rythme incessants. C'est un peu ça aussi le fait de vouloir aussi imposer des images à l'auditeur ?


Ce n'est pas voulu. C'est comme Metallica, quand ils font des albums de merde, ils ne le pensent pas ainsi. Et encore dire que c'est des albums de merde,  je suis sûr que ça plaira toujours à certains. Mais j'aime bien cette démarche de leur part, ils ne s'occupent pas de ce qu'en diront les gens, ils font ce qui leur plait. Et là c'est pareil, il n'y a pas vraiment de démarche de  : qu'est-ce que les gens vont en penser ? Fonce tête baissée dans ce que tu fais. Ça donne quelque chose d'un peu magique dans le sens où les gens vont l'interpréter de telle ou telle façon.


Tu parles donc des influences. On a parlé des influences hard rock, mais il y a aussi beaucoup de choses à côté, notamment dans 'Nunchaku' avec son petit côté funky, en ajoutant des touches de méeal aussi dans 'Epic Split' qui démarre sur une touche de piano et qui finit par exploser. Alors tu disais que ce n'était pas totalement calculé, mais c'était instinctif d'aller là-dedans et de se démarquer un petit peu du hard rock en apportant des petites touches ?

Oui, parce que quand tu choisis de faire un album dans lequel tu mets quinze titres c'est comme une partie de dominos. Tu as des parties qui s'imbriquent les unes sur les autres, mais pas forcément toutes mises bout à bout. Et un ordre de chanson, c'est un peu pareil. C'est une partie de dominos. Et par exemple sur 'Nunchaku', le côté funky que tu trouves, c'est un peu là la patte de mon guitariste qui a réussi à donner ce côté un peu funky sur le morceau, qui n'était pas forcément présent à l'origine. Et puis le côté metal, c'est un morceau que Ben a composé et quand on a enregistré, on s'est dit pourquoi pas tenter cette corde ? C'est ça qui donne ce côté lourd que tu trouves dans la partie centrale. On a trouvé ça excellent.


Quand tu regardes "l'Arme Fatale", tu étais envahi par ça. La BO de Michael Kamen et Eric Clapton, qui est fantastique



C'est quelque chose que vous souhaitiez développer, parce que les morceaux sont relativement assez ramassés (3 à 4 minutes), c'est quelque chose que vous souhaitez peut-être développer après ou modifier les arrangements en live ?


Non, je pense qu'en live on est assez restreint parce qu'on est trois. On travaille surtout les chœurs pour essayer vocalement apporter quelque chose de plus. Peu de groupes travaillent vraiment leurs chœurs, je trouve. A part Motley (Rires). Blague à part, on se fait un peu plaisir en studio parce que si on faisait vraiment que ce qu'on joue à trois ça sonnerait bien mais tu peux pas t'empêcher de t'amuser en studio. Peut être qu'un jour on fera un album où on développera un peu plus le résultat car j'aime bien apporter toujours une petite touche d'instrument supplémentaire, que ce soit des percussions, quelques nappes de synthé, un peu de piano, mais faut vraiment que ce soit léger. C'est comme des épices, il ne faut pas que ça prenne le dessus. J'ai un très bon saxophoniste. dans 'When You Cry', David Martin. Il était déjà présent sur le premier album sur le morceau 'Iron Beach'. Et je compte bien le collaborer avec lui pour toujours. J'adore le sax. C'est la bande son d'une époque aussi. Quand tu regardes "l'Arme Fatale", tu étais envahi par ça. La BO de Michael Kamen et Eric Clapton, qui est fantastique, c'était à la base. C'est aussi pour rendre hommage à cet univers que j'avais voulu mettre du sax sur le premier album, ça apporte quelque chose d'incroyable. Clairement.


Pourquoi il n'y a pas une deuxième ballade avec quinze titres ?

Pour moi il y en a trois !


'When You Cry' est plutôt mid tempo que purement ballade....


Et c'est là que c'est intéressant parce que chacun voit les choses un peu différemment. Pour moi, il y en a trois 'Heaven for Paradise', 'When You Cry' et puis 'Love Me'. Ça fait déjà trois chansons un peu sentimentales, ça en fait pas mal. Ce n'est pas du Scorpions où tu as la moitié de l'album qui est constitué de ballades. Je pense qu'on a un bon équilibre avec ça. 'Heaven' est le premier morceau qui a été écrit pour l'album puisque il date de 2011, je l'ai écrit à l'époque des premiers attentats de Charlie Hebdo. C'est un morceau qui est assez ancien, finalement. Ensuite, il y a beaucoup de morceaux qui ont été écrits en 2012-2013. 'Epic Split' date de 2021. Le thème de "Terminator", c'est parti d'un délire de répétition et puis on s'est dit qu'on allait essayer de travailler pour le jouer en live, faire une sorte d'intro au concert. On a réussi à avoir les droits auprès de Studio Canal qui les détient. Et là cela a été assez rapide. Au bout de deux semaines, on avait une réponse positive.





Encore beaucoup d'audace...

Ça a inspiré un peu la pochette. Au début, je pensais au pouce du Terminator. Ça faisait peut être un peu trop copié collé parce que l'album devait s'appeler 3Judgement Day3. Et puis, il n'y a pas si longtemps que ça, j'ai pensé 'Dark Fate'. Le jeu de mots est venu et j'ai trouvé ça génial et ça nous a plu. C'était un peu un titre un peu long mais au final qui s'imposait de lui même également, tu vois. Parce que personne n'y a pensé pourtant c'était évident.


Tu injectes beaucoup d'humour et de fun dans ta musique. C'est quelque chose qui est qui fait partie de votre ADN. Cet humour à la manière d'un peu Ultra vomit ou Princesse Leia,..

Oui ça fait des sujets d'écriture. Parce que quand tu es devant une feuille blanche, il faut la remplir.


Avec 50 chansons quand même ça en fait de l'écriture....


C'est pas mal, ouais, mais elles ont pas toutes des paroles. Certaines s'imposent d'elles-même en fait. Parce que d'un sujet on va dire drôle, tu peux faire une chanson engagée comme dans 'No Dog Shit (On The Sidewolk)'. C'est une chanson engagée parce que c'est un truc qui m'énerve, c'est le mal français, ce sont les merdes de chiens, que le pays le plus visité au monde peut être aussi dégueulasse. Pour moi, ce n'est pas possible. C'est un cri du cœur, c'est un cri de haine.


Le message passe mieux peut-être comme ça ?


Ça me détend sur les sujets, on va dire.  'Nunchaku', c'est pareil. Je crois que c'est un titre de travail qui est resté. Et puis tu te dis pourquoi ne pas écrire une chanson sur les nunchaku, ça permet de placer deux ou trois références au passage. C'est plus un morceau sur les gens qui sont crades. Pareil, c'est un cri du cœur. 'Heaven', c'est ma chanson anti-djihad, on va dire. Si tu analyses les paroles derrière le côté doux et mélodique de la musique, il y a une certaine violence. 'Jessy Jeanne' c'est un hommage à quelqu'un aujourd'hui disparu. Je pense que ça parle beaucoup de gens qui ont notre âge on va dire après ce qu'ils faisaient en pensant à cette personne ou en la regardant, ça les regarde (Rires) Tu regardais ces films ? 


On reste dans les films d'action...


Tu as quelques chansons sur des thèmes qui me touchent personnellement comme 'Militariettory', 'We all Come From Outer Space', où ça parle un peu de l'influence néfaste de l'espèce humaine sur le reste du monde. C'est un peu c'est cathartique pour moi, c'est ça me permet de vider mon sac sur des thèmes qui me touchent tout en étant sûr que personne ne comprendra de quoi je veux parler (Rires). C'est une façon pour moi de me dévoiler avec pudeur. D'accord, je pense.


Il y a beaucoup de pudeur en fait, c'est paradoxal pour un musicien qui veut vivre de sa musique ?


C'est comme je te disais au début, ce n'est pas facile de parler de soi. Donc parfois la musique ça te permet de t'exprimer alors que tu ne le ferais pas dans la vie de tous les jours. C'est plus facile de te cacher derrière une autre langue, une langue que personne ne comprend dans ton pays.


Pudeur et audace sont tes qualificatifs ? 

Il y a des morceaux qui parlent d'expériences passées, de réflexions sur l'amour. Je suis comme Johnny, je chante sur l'amour. Et puis après tu as les petits morceaux hommage aussi. Le thème de 'Action movie Belong to Rock'n Roll', ' First Blood' (NDLR : premier Rambo), 'JCVD'... Il y a quelques brides de thèmes, c'est comme ça revient aux dominos.


Est -e que vous avez des dates de concerts bientôt ?

On est en train de travailler sur des dates. On a annoncé ça prochainement. C'est très compliqué pour nous parce qu'on n'a pas beaucoup de temps pour ce qui est démarchage. On va on va revoir notre façon de fonctionner pour se trouver une boîte de prod pour ça. On est en pourparlers avec une manageuse parce que ça revient un peu à ce qui est de la promo, c'est que si tu fais tout, tu fais plus rien d'autre.


Ça marche. Qu'est-ce que tu attends de cet album ? Du retour du comeback ?


Je suis déjà content de son rendu.. Il est sorti donc je suis déjà satisfait de ça et je pense déjà au prochain. J'espère qu'on enregistrera cette année. J'aimerais bien pouvoir mettre à profit la collaboration avec Jean-Claude (Van Damme) grâce à cet album. J'attends juste qu'il plaise aux gens. Voilà, si il permet aux gens de passer un bon moment, si ça les fait voyager, rigoler, qu'ils prennent autant de plaisir qu'on a eu à le créer, ce sera gagné.


Un album qui nous rappelle vachement de souvenirs....

Mais surtout des souvenirs de branlette (rires). Pour l'anecdote, ce qui est incroyable que Jesse Jane est décédée une semaine ou dix jours avant la sortie de l'album !


De là à y voir une relation de cause à effet.... On a commencé l'interview par "la question à laquelle j'en avais marre de répondre". Donc quelle est celle que tu aurais aimé que je te pose ?

Finalement, ça ne m'a pas dérangé de répondre à tes questions. Peut-être "ça fait quoi de faire de la musique considérée comme has been avec tous les groupes qu'on aime qui commencent à s'arrêter"... J'espère être un peu de la relève.

Merci beaucoup !



Plus d'informations sur https://rollywoodland.bandcamp.com/
 
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