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TITRE:

EXISTANCE (15 OCTOBRE 2021)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



De retour après un long silence, nous avons rencontré les membres d'Existance pour une interview à l'image de leur musique : sincère !
STRUCK - 29.10.2021 -
10 photo(s) - (0) commentaire(s)

Plus de cinq années après la sortie de "Breaking the Rock" et malgré les changements de line-ups, la pandémie, le décès de Didier Izard... Existance n'a rien lâché et a continué son chemin tel le loup blessé mais combatif de la pochette de ce nouvel album "Wolf Attack"... Une rencontre placée sous le signe de l'émotion avec des musiciens passionnés !





On a toujours la même démarche de passionnés : la flamme n’est toujours pas éteinte !


Notre dernière rencontre remonte à octobre 2014 pour la sortie de "Steel Alive", autant dire une éternité pour un groupe à une époque où tout évolue très vite. Il y a eu "Breaking The Rock" en 2016 puis des changements au niveau de la section rythmique et des évènements personnels bien sûr. Quel regard portez-vous sur cette période, un tourbillon je suppose ?

Antoine Poiret : C’est vrai qu’en cinq ans, beaucoup de choses sont arrivées, à commencer par deux nouveaux musiciens, la sonorité du groupe qu’on va découvrir avec cet album a également changé…

Julian Izard : On a gagné de l’expérience mais on a toujours la même démarche de passionnés : la flamme n’est toujours pas éteinte ! Au contraire, nous sommes sur une vague qui nous permet de réaliser certains rêves. Et du coup, ça a pris du temps.

Antoine : Mais ça fait partie de la vie d’un groupe. On a également préféré prendre un peu plus notre temps pour promouvoir le précédent album : nous ne voulions pas en sortir un nouveau tant qu’il n’y avait pas de tournée qui pouvait être faite. Nous l’avons fait et à partir de ce moment, nous nous sommes penchés sur le nouvel album. On a travaillé sur l’écriture, l’enregistrement et puis le Covid (Sourire)… tout ça fait qu’on en arrive là !


[Le décès de Didier Izard] nous a plutôt boosté pour atteindre nos limites plus rapidement que prévu.




Et puis, Didier Izard nous a quittés en 2018, il était le cinquième membre du groupe, le point d’appui absolu, comment avez-vous su relancer la machine ? Avez-vous pensé un instant tout plaquer face à cet évènement tragique ?

Antoine : Non, au contraire !

Julian : Ce n’est pas qu’il aurait voulu !

Antoine : Nous avons failli arrêter à un autre moment mais pas pour cette raison. Au contraire, ça a provoqué chez nous le sentiment inverse : ça nous a plutôt boostés pour atteindre nos limites plus rapidement que prévu.


Cet album est prêt depuis 2020 et le sortir en pleine pandémie, ce n’était pas possible.


On l’a dit, l’album arrive cinq ans après "Breaking", un long délai mine de rien, on l’explique par la perte de Didier et par la pandémie qui a suivi. L’album était-il prêt depuis un long moment et rangé dans les tiroirs comme l’ont fait Maiden ou AC/DC attendant une bonne fenêtre de tir pour le sortir ?

Julian : C’est exactement le cas ! Cet album est prêt depuis 2020 et le sortir en pleine pandémie, ce n’était pas possible.


Je suppose que vous avez rongé votre frein mais n’était-ce pas trop long ?

Antoine : Bien sûr que si, on n’en peut plus (Rires) !

Julian : C’est aussi la raison pour laquelle pour patienter, on a sorti une série de vidéos covers. Ça nous a fait du bien de bosser des trucs et de pouvoir jouer, même si c’était compliqué de se voir parce que notre batteur est en Belgique. Ça a permis de garder la motivation mais on avait hâte que l’album sorte ! Mais c’est vrai qu’on a décalé plusieurs fois sa sortie.

Antoine : Mais il faut savoir reculer pour mieux sauter (Rires) !


Mais vous êtes un groupe de scène avant tout mais comme vous l’avez évoqué, il y a eu la campagne "Legends Never Die" qui vous a bien occupé. Quels souvenirs gardez-vous de cette période de partage musical avec vos auditeurs ?

Julian : C’est un bon souvenir et un enrichissement musical pour nous parce qu’on a dû bosser d’autres morceaux que les nôtres en essayant d’avoir un bon rendu. Et effectivement, comme tu l’as dit, ça a permis de garder le contact avec nos fans…


Sachant que comme nous l’avons dit votre précédent album datait de 2016…

Antoine : Exactement ! C’est vrai qu’il faut proposer du contenu tout le temps… Et au-delà de ça, ça nous a fait du bien de jouer autrement que chacun chez soi, sous son casque et sans rien partager avec les copains… On n'a à aucun moment répété ensemble pour faire ça et c’était marrant de voir les vidéos terminées et de constater que c’était pas mal finalement… C’était vraiment sympa comme expérience !

Julian : Ça a également permis de se lancer des challenges. Un jour, on s’est dit que ce serait bien de jouer ‘Kill the King’ de Rainbow. J’ai répondu : "Hey les mecs, calmez-vous, c’est Dio au chant !". C’était la même chose quand c’était un solo de Van Halen à refaire…   


Ce nouvel album sort pour le moment juste en digital sur les plateformes et en physique juste sur votre site. Cela permet d’éviter des frais délicats à recouvrir mais n’avez-vous pas peur de vous couper d’une partie de votre public attaché à l’objet ?

Julian : Il sera quand même distribué en magasins…

Antoine : … mais la seule différence, c’est que les commandes passeront par nous. Nous avons voulu gérer à notre niveau ce qui était physique -les CDs, les vinyles- parce que nous n’avons pas encore eu de propositions intéressantes venant des maisons de disques ou du moins ce que nous en attendons. Mais effectivement, c’est à ce niveau qu’on peut faire grandir le groupe.





Vous êtes totalement indépendants, vous n’avez pas l’envie de signer sur un label style Nuclear Blast ou Napalm qui pourrait vous aider à franchir un cap… à l’inverse, on a le retour d’expérience d’un BlackRain qui avait signé chez Sony à la sortie de son passage succès dans l’émission "La France a un incroyable talent" pour un résultat décevant parce que le label n’avait pas fait le travail de promotion nécessaire ?

Julian : C’est ça ! Si c’est pour signer chez un label et que derrière, il n’investit pas : ça ne sert à rien !

Antoine : Mais tant qu’on n’a pas d’offre -si elle arrive un jour- on continuera ainsi !

Julian : Tout passe par nous et ça nous permet de rentrer plus d’argent, argent qu’on réinvestit et ainsi continuer à avancer…


… comme en témoigne cette journée promotionnelle autour de la sortie de cet album…

Antoine : Exactement, et tout faire par soi-même a ses limites : au bout d’un moment de s’entourer de personnes…

Julian : Il faut qu’il y ait une dynamique : il y a tellement de groupes que tu peux être vite oublié…

Antoine : On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve à commencer par l’industrie du disque : est-ce que dans dix ans, les CDs, les vinyles seront toujours là ? Est-ce qu’on sera plus dépendants des plateformes digitales ? On verra…

Julian : Mais nous avons la chance d’être dans un style de musique où les gens sont assez collectionneurs et attachés à l’objet…

Antoine : C’est ce qui nous sauve !


Indépendants mais bien épaulés. Comment avez-vous réussi à bosser avec Jacob Hansen et François Merle, deux cadors dans le genre. François Merle jouait dans Killers dans les années 80 et 90, était-il un proche de Didier qui lui jouait dans H Bomb au milieu des années 1980 ?

Julian : Non pas du tout ! Ils ne se connaissaient pas. En revanche, mon père était fan de Manigance. On avait découvert leur premier EP "Signe de Vie" : j’étais petit mais j’étais super fan. Maintenant, me dire que je bosse avec lui, qu’il est à nos côtés : c’est une fierté pour moi !


On a évoqué ton père, votre groupe, votre entourage, vos fans et le management, tout cela évoque un clan. Est-ce une façon finalement de pallier ce manque actuel de soutien comme celui d’une maison de disques et éventuellement garder les pieds sur terre s’il vous venait de prendre la grosse tête ?

Antoine : Je ne sais pas ce que je peux rajouter de plus car c’est exactement ça (Sourire) ! C’est une famille qui nous permet d’avancer…


Aujourd’hui, nous sommes habitués à tout gérer mais admettons que demain, une équipe s’occupe de nous : il faudra qu’on l’accepte !





Mais a contrario, ce clan famille ne pourrait-il pas un frein ou du moins une crainte pour un label qui s’intéresserait à vous et voudrait imposer certaines choses qui ne conviendraient pas à votre mode de fonctionnement actuel ?

Julian : Oui, mais c’est un travail que nous devons faire sur nous ! Aujourd’hui, nous sommes habitués à tout gérer mais admettons que demain, une équipe s’occupe de nous : il faudra qu’on l’accepte ! Mais tout ça se travaille en amont…

Antoine : … et puis, si c’est pour le bien du groupe !


Avant de parler de ce nouvel album -"Wolf Attack"- à proprement parler, on ne peut pas ne pas évoquer ce visuel qui est une splendeur, indéniablement votre plus belle pochette… Mario Lopez a su mettre dans ce décor et ce loup qui semble vouloir attaquer la personne en face toute une atmosphère droit dans l’idée des grands pochettes de la scène metal, vous devez être totalement satisfaits du résultat ?

Antoine : Clairement ! Nous n’avons pas eu beaucoup de retouches à faire…

Julian : On lui a donné les idées qu’on avait en tête et il a su les mettre sur une pochette et franchement, on a été bluffés par son boulot.

Antoine : J’ai hâte de recevoir l’édition vinyle qui risque d’être sympa aussi (Sourire) !


On voulait rester dans l’image qu’on a du style qui nous inspire le plus : le heavy des années 1980 !


Cette pochette vous permet de vous placer dans un esprit à l’ancienne. C’était votre idée, cette sorte d’hommage en peinture aux grands anciens ?

Antoine : C’est exactement ça !  On voulait rester dans l’image qu’on a du style qui nous inspire le plus : le heavy des années 1980, et nous voulions également rester dans cette tradition au niveau de la pochette !

Julian : Et on savait que c’est une progression que nous devions faire pour cet album. Nous avons eu des remarques justifiées et constructives sur nos précédentes pochettes. Nous attachions peut-être moins d’importance aux pochettes, pourtant nous avons toujours été des fans de belles pochettes.

Antoine : Une belle pochette apporte quelque chose en plus. Mais tout ça va dans l’idée de s’améliorer dans tous les domaines.


Le loup tient une place particulière dans le monde du rock et du metal, comment l’expliquez-vous de votre côté et quelle est idée derrière ce titre, il y a un concept autour du loup et peut-être de la réincarnation et de l’au-delà ?

Antoine : Il y a de ça ! Ça peut être une réincarnation, une retranscription de Didier mais également de l’histoire du groupe sachant que dans la première réalisation du groupe, le premier morceau est ‘Son of Wolf’. Hormis le fait que ce morceau raconte une histoire, ça peut retranscrire Julian et son père -le fils du loup sachant que Didier était lui-même surnommé ainsi- il y a également un morceau de H-Bomb qui s’appelle ‘Le Loup’ (NdStruck : extrait de l’EP "Coup de metal")… Et donc, il y a tout une boucle autour de ça qui fait qu’en dix ans, le fils du loup a grandi, il s’est passé beaucoup de choses entre temps… et aujourd’hui, nous devons suivre notre chemin : c’est la raison pour laquelle tu vois ce loup sur un chemin…

Julian : Le loup est également blessé avec le signe de la cicatrice de l’album "Steel Alive"…

Antoine : Oui, des références aux pochettes des précédents albums…

Julian : … Mais c’est surtout le fait qu’il soit blessé parce que dans la vie, il a pris des coups dans la tronche. Ça forge le caractère et ça te donne encore plus envie de continuer et tu sais encore plus où tu veux aller !


Nous sommes dans un style de musique où nous savons très bien que nous n’allons rien inventer : on est plus dans un style dit "revival" !



Musicalement, on retrouve le ton heavy mélodique et speed typique du groupe, on sent que vous maîtrisez votre art et que la recette tourne à plein régime. Êtes-vous conscients d’avoir désormais une marque de fabrique, une personnalité établie album après album ?

Julian : Le fait que tu nous le dises fait extrêmement plaisir…

Antoine : … mais ce n’est pas quelque chose dont on a forcément conscience parce que ce n’est pas facile d’avoir du recul immédiatement sur ce que tu fais…

Julian : C’est vrai que nous sommes dans un style de musique où nous savons très bien que nous n’allons rien inventer : on est plus dans un style dit revival !

Antoine : Et si on peut apporter notre pierre à l’édifice…

Julian : … avoir notre patte : ce n’est que du plaisir !


Cette personnalité, vous l’avez affinée doucement mais sûrement avec un son qui est un équilibre entre un heavy à la Judas Priest, Accept et un hard rock proche de Pretty Maids vous êtes d’accord ?

Julian : Pretty Maids est un de mes groupes favoris donc je suis carrément d’accord !

Antoine : C’est exactement ça, et ça fait plaisir d’être comparés à de tels groupes.


Nous sommes en 2021 et il faut quand même savoir vivre avec son temps et ne pas rester à une époque qu’on n’a pas connue…


On retrouve le côté heavy pur et dur sur ‘Hightgate Vampire’ par exemple ou ‘Preachers Of Insanity’, entre le chant bien haut et les riffs saignants on nage dans les années 80, c’est important pour vous de garder cette marque de fabrique old school, quitte à passer pour un groupe passéiste ?

Julian : Oui, ou kitsch !

Antoine : Je ne pense pas pour ce point, parce que nous avons voulu allier cette façon d’écrire des chansons -à l’ancienne on va dire- avec une prod moderne -on n’a pas enregistré ça dans une cave- (Sourire)… Je pense qu’il y a cet équilibre entre le passé et aujourd’hui : nous sommes en 2021 et il faut quand même savoir vivre avec son temps et ne pas rester à une époque qu’on n’a pas connue…

Julian : Mais concernant les titres à proprement parler, on ne se met pas de barrière ou à se dire que tel titre doit sonner comme ceci ou cela… On fait ce qu’il nous plaît sur le moment.

Antoine : Et si ça sonne comme ça, c’est que nous tendons naturellement vers ce style parce qu’on a toujours écouté ça depuis qu’on est gamins.

Julian : Et si on s’imposait des barrières ou des styles, j’aurais l’impression de ne plus être sincère dans notre démarche et ce qu’on fait !


Si on s’imposait des barrières ou des styles, j’aurais l’impression de ne plus être sincère dans notre démarche et ce qu’on fait !




En même temps on trouve une approche plus mélodique, ton chant Julian, sur ‘Deathbringer Wolf Attack’ et ‘Power of The Gods’, amène un côté plus accrocheur et vous fait sonner - on l’évoquait tout à l’heure - comme la rencontre parfaite entre Accept et Pretty Maids, apparemment rien n’est calculé, mais après coup comprenez-vous ce lien ?

Julian : Je ne pense définitivement pas que c’était l’idée mais c’est effectivement le rendu qui peut te dire ça. Tout se fait inconsciemment dans le sens où les groupes que tu as cités sont des références pour nous. Du coup, ça doit se ressentir forcément…


On évoquait cette rencontre parfaite entre Accept et Pretty Maids, c’était important pour vous de mixer les genres, les références et ainsi ne pas être taxé de simple clone pour finalement sortir du lot avec une forte personnalité ?

Antoine : Je pense que ça vient des références de chacun. On a tous des groupes en commun qu’on adore mais avec nos personnalités, on va tendre vers d’autres styles musicaux si bien que quand on compose -la plupart du temps ensemble- il y a un mélange de styles qui donne ce résultat…


Par la suite, ‘Rock’n’Roll’ et ‘Gotta Rock It’ sonnaient plus hard rock, entre Motörhead et Def Leppard, pour la musique et le chant en fait avec même un petit côté FM, c’est important aussi de faire ressortir des racines hard rock ?

Julian : Oui parce, qu’il y a des groupes qu’on aime qu’on peut classer FM. Ou même un album de Saxon qu’on adore "Innocence is no Excuse", c’est n’est pourtant pas celui qui fait référence mais c’est un de nos préférés… Du coup, encore une fois, tout ça se fait naturellement…


Musicalement, l’entente entre vous deux, toi, Julian au chant et toi, Antoine aux guitares est parfaite, on peut vous comparer aux grands duos heavy des années 1980 tant on sent une alchimie entre vous. La question qui se pose naturellement est de savoir si le groupe survivrait sans l’un de vous deux ?

Antoine : Je te laisse répondre (Sourire)…


Si un de nous se barre, on arrête !


… pourquoi, vous n’êtes pas d’accord sur le sujet ?

Antoine : Non, on pense tous la même chose avec Julien et Gery (NdStruck : Julien Robilliard, basse et Gery Carbonnelle, batterie)…

Julian : Aujourd’hui, on a vraiment trouvé la bonne structure, les bons quatre membres du groupe. On a déjà partagé pas mal de choses tous les quatre à commencer par la tournée. Et aujourd’hui, pour moi comme les autres, ce serait vraiment très compliqué de continuer, de refaire les démarches pour trouver un nouveau membre…

Antoine : … si bien que ce soit Julian, Julien, Gery ou moi, si un de nous se barre, on arrête !


Comment expliquez cette connexion si naturelle entre vous ?

Antoine : La maturité ? Le temps peut-être ?


On est quatre mecs avec une passion, une envie commune !



Ce n’était pas forcément le cas par le passé ?

Antoine : Peut-être pas…

Julian : J’ai l’impression qu’on regarde tous dans la même direction. On est quatre mecs avec une passion, une envie commune ! On peut avoir des divergences sur certains points mais c’est toujours pour le bien du groupe.
Ce que nous avons déjà vécu ensemble n’a fait que nous rapprocher : comme d’être 30 jours ensemble dans un camion à dormir à l’arrache (Sourire) !

Antoine : C’est d’ailleurs une des anecdotes de cette tournée : le bassiste de Primal Fear -Mat Sinner qui est quand même une référence dans le milieu du heavy à l’allemande- vient nous voir un soir en nous disant que malgré ce que nous étions en train de vivre -à savoir tourner pendant 30 jours et dormir à cinq dans un camion six places- si nous étions encore là à boucler cette tournée, on pouvait continuer tranquille !

Julian : Peut-être s’est-il vu jeune ? On est vraiment complémentaires entre nous, même dans les fonctions du groupe, et aujourd’hui, plus rien ne repose sur un membre au risque de le fatiguer ce qui était un peu mon cas auparavant. Aujourd’hui, chacun apporte sa contribution ce qui nous permet de mieux avancer.


On ne peut pas ne pas évoquer la fin du disque, ‘Tears Of Fire’ et ‘Gwendoline’, la première est une ballade poignante, elle est un hommage à Didier, je suppose. Ce titre est-il une thérapie, une sorte de passage obligé pour mieux avancer ?

Julian : Complétement, c’est exactement ça ! C’était vraiment une thérapie et la musique sert un peu aussi à ça : elle permet de pouvoir exprimer tes émotions comme la tristesse, la colère… au travers d’un tel morceau ! Du coup, ça m’a permis d’avancer et de boucler la boucle.

Antoine : Et il y aura un clip sur ce morceau qui sortira en novembre.





Enfin il y a ‘Gwendoline’, la reprise de H-Bomb, permettre de redécouvrir un groupe moins en vue qu’un Killers ou un ADX. Cette reprise est une sorte d’hommage également ?

Julian : C’est effectivement un hommage et un plaisir que nous voulions partager avec nos fans, parce qu’on nous a demandé plusieurs fois de reprendre un titre de H Bomb. C’était vraiment le moment de le faire !


Le chant en français ce ne fut pas trop rude pour toi, Julian ? Ce n’est pas si simple finalement de chanter du metal en français, cela demande plus de concentration peut être ?

Julian : Tout à fait, la concentration, de bien prononcer les mots et tu te rends compte finalement que le français est compliqué à chanter, c’est compliqué !

Antoine : Il y a un feeling différent dans l’approche.

Julian : C’était quelque chose d’intéressant à faire, mais je t’avoue que je suis plus à l’aise de chanter en anglais.

Antoine : Je suis respectueux des groupes qui écrivent et chantent en français parce que c’est très difficile. Mais peut-être sommes-nous plus exigeants qu’un étranger parce que c’est notre langue ?

Julian : Des groupes y arrivaient bien comme Océan, Trust qui sonnaient vraiment bien.

Antoine : De toute façon, notre avis ne sera pas objectif vu qu’on aime ces groupes !


Et maintenant avec un tel objet sous le coude, quelles sont vos ambitions ?

Julian : De le défendre au maximum en faisant le plus de concerts possibles en France mais également à travers l’Europe.

Antoine : Trouver une tournée : repartir sur les routes comme avant (Sourire) !


Et vous avez des dates calées ?

Antoine : On a actuellement deux dates à la fin du mois : le 30 octobre, on joue au festival de Vouziers…

Julian : … qui tombe parfaitement puisque c’est le lendemain de la sortie de l’album : c’est comme une release-party !

Antoine : Et le lendemain, le 31 octobre, on joue en Belgique à Aarschot avec Victory…


… qui sort également un nouvel album…

Antoine : Exactement ! Album qui tabasse pas mal, au passage !

Julian : Et en janvier 2022, on joue avec Rhapsody of Fire notamment au Petit Bain le 24 janvier. Et enfin, le Hellfest qu’il ne faut pas oublier mais on ne risque pas d’oublier (Sourire)…

Antoine : D’ailleurs, je ne crois pas être présent ce jour-là (Rires) !





Plein de bonnes choses à venir et d’autres encore je suppose non connues à ce jour. Merci !

Existance : Merci à toi, c’était vraiment cool !


Merci à Noise pour sa contribution....


Plus d'informations sur http://www.myspace.com/existancehardrock
 
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