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TITRE:

LITTLE CAESAR (09 SEPTEMBRE 2021)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



A quelques jours de ses trois concerts exceptionnels en France, Ron Young et Pharoah Barret des Little Caesar se sont livrés sans langue de bois à Music Waves...
EASTWOOD - 24.09.2021 -
12 photo(s) - (1) commentaire(s)

... pour une rencontre placée sous le signe de la sincérité, de l'authenticité comme la musique du groupe, une interview dans laquelle il sera (un peu) question de Terminator et (beaucoup) de la relation du groupe avec le business musical, cet univers impitoyable qui aurait pu avoir raison du talent et de l'envie de son leader, Ron Young qui reste malgré tout fidèle au poste pour notre grand plaisir...





Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée et à laquelle vous auriez marre de répondre ?

Ron Young : Les gens me demandent toujours comment je suis devenu célèbre il y a 25 ans et comment je me suis retrouvé dans Terminator. Sérieusement, mec (Rires) ? C’est fini tout ça ! Il doit bien y avoir d’autres questions. Balancez-moi les douloureuses : Comment se fait-il que tu ne joues pas au Forum mais dans de petits clubs ? Ou qu’aucune femme ne t’ai baisé (Rires) ?


Nous sommes un groupe très orienté "famille"




Vous allez bientôt jouer en France en octobre prochain pour trois dates (Les Pennes, Ensisheim et Paris), on devine que c’est une délivrance pour vous après cette période de presque deux ans ? Comment avez-vous vécu cette période ?

Pharoah Barrett : Ça a été encore plus long pour nous car ma femme et moi avons eu un bébé juste avant, ce qui a chamboulé notre planning de tournée. Donc, pour nous ça fait même trois ans que l’on attend impatiemment de s’y remettre !

Ron : Nous sommes un groupe très orienté "famille". Pour nous, l’aspect personnel est plus important que le business. Si la famille va bien, le business aussi. Notre connexion ensemble est plus importante que le reste et nous nous sommes fait une promesse il y a longtemps : l’esprit avant le portefeuille. Nous avons pris du temps pour avoir des enfants.

Pharoah : Ma femme m’aurait tué si j’étais parti en tournée à ce moment-là (Rires) !

Ron : Après une pandémie, si vous faites partie d’un groupe de personnes soucieuses de la santé de chacun, comment revenez-vous à la musique lorsque cela demande des interactions sociales et que la science vous déconseille de le faire, tout en étant responsable ? Nous avons donc dû définir ce qui nous allait ou pas : T’es-tu fait tester ? As-tu couru dans tous les sens comme un con sans te laver les mains ? Nous avons des enfants, nous ne pouvons pas juste nous retrouver dans une pièce et faire n’importe quoi au risque de ramener des saloperies à la maison. Ça ne concerne pas que nous cinq. Nous croyons en la science, même si certains pensent encore que tout ça n’est qu’une blague. Nous avons même eu trois piqures de vaccin pour être sûrs de pouvoir s’y remettre ! Certains commencent à s’en sortir mais là d’où l’on vient, il y a encore des gens qui meurent sans croire les médecins lorsqu’ils leur disent qu’ils vont mourir. Vivre au milieu de tout ça et continuer d’avoir l’empathie nécessaire en ces temps de pandémie demande des sacrifices, pour le bien commun. J’hallucine de voir des gens refuser de faire le moindre sacrifice parce qu’il se foutent de leur santé mais privilégient leurs petits pouvoirs. Les gens doivent arrêter d’écouter des types vaccinés qui leur disent de ne pas se faire vacciner parce que c’est mauvais pour eux, c’est ridicule !


Les gens derrières nous auraient voulu que nous devenions les nouveaux Guns N’Roses ou Five Minutes mais ce n’est pas arrivé et ils ont perdu tout intérêt pour nous




Sans transition, pour évoquer votre carrière : Little Caesar a connu une ascension incroyable dès le début ; après votre premier EP "Name Your Poison" vous avez signé chez le label Geffen, produit par Bob Rock puis est venu ce hit ‘Chain Of Fools’ (Reprise d’Aretha Franklin), n’avez-vous pas été grisés par le succès ?

Ron : Nous ne sommes pas devenus aussi célèbres que d’autres. Les gens derrières nous auraient voulu que nous devenions les nouveaux Guns N’Roses ou Five Minutes mais ce n’est pas arrivé et ils ont perdu tout intérêt pour nous. On s’est retrouvés comme les enfants d’un couple divorcé, c’est ce qui a fait éclater le groupe et nous a éloignés de la musique pendant une dizaine d’années. Pour moi, ça représente aussi une sale habitude liée aux drogues. Mais nous avons toujours eu un comportement très terre à terre, presque cynique, à l’encontre de l’argent ou de la célébrité. Nous avons toujours fait de la musique pour la musique. Point. Si le succès apportait une longévité et une garantie pour continuer, là nous étions partants !


Slash ou Lemmy ne sont pas des gravures de mode et ça ne les a pas empêchés d’avoir une carrière.


D’ailleurs, pensez-vous que le fait que MTV qui ne vous considérait pas photogéniques à l’époque vous a desservi ?

Ron : C’est un ramassis de conneries ! C’est ce que la régie publicitaire de Geffen a sorti pour justifier qu’on ne vendait pas assez de disques. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais Slash ou Lemmy ne sont pas des gravures de mode et ça ne les a pas empêchés d’avoir une carrière. Le truc, c’est que le groupe voulait avoir son propre look, sans ressembler à ce qui était populaire à l’époque. Nous avions des chansons comme 'In Your Arms', des ballades, des trucs quasi-R'n'B et un groupe qui ressemble à des Hell’s Angels, Les gens mettaient cinq minutes à se demander ce que c’était avant de réaliser que c’était plutôt cool ! Mais le business n’a pas le temps de faire ça et au lieu de se remettre en cause, ils nous ont jetés. Bref, nous sommes qui nous sommes !


A l’inverse, penses-tu que ce look de Hell’s Angels a aidé pour ta carrière d’acteur naissante dans ta figuration dans le film Terminator 2 ?

Ron : Ma carrière d’acteur ? Ça c’est drôle (Rires). Je l’ai fait pour la blague. Tu restes sur le plateau pendant douze heures à attendre, je devenais dingue. On a refait la scène 16 ou 17 fois, je n’ai pas la patience pour ça (Rires) !


Mais de la même façon, le travail d’un groupe demande des répétitions, un enregistrement ne se fait pas en une prise ?

Ron : En fait si, c’est comme ça que nous faisons de la musique. Nous visons l’honnêteté, la rapidité. Nous cherchons à capturer des moments, des instants. Nous n’essayons pas d’être parfaits : c’est que nous n’aimons pas dans le premier album et c’est ce qui a démarré les différences entre notre apparence et notre son. Lorsque nous avons choisi Bob Rock comme producteur, nous voulions faire un disque à la Bad Company, Lynyrd Skynyrd ou AC/DC. Bob Rock était hyper partant, n’ayant fait que des disques très lisses, comme avec Aerosmith.


Nous sommes passés de "Bob Rock fait notre album" à "nous faisons l’album de Bob Rock".




Tu évoques Bob Rock, à cet égard, avez-vous ressenti un manque de liberté en travaillant à ses côtés dans le giron du label Geffen ?

Ron : Oui, je peux même te dire le jour où tout s’est effondré : nous sommes en studio et Bob Rock reçoit un appel lui apprenant que le disque qu’il a produit pour Mötley Crüe est numéro un. Nous sommes passés de "Bob Rock fait notre album" à "nous faisons l’album de Bob Rock". Tout à coup, il y a des choristes, des synthés, du matos supplémentaire, on se retrouve à faire 54 overdubs de guitare et on se dit : "Mais qu’est-ce qui est arrivé à l’ambiance dépouillée à la AC/DC ?". J’appelle le label pour leur expliquer et ils me rétorquent que nous ne sommes qu’un petit groupe de tatoués et qu’ils sont les professionnels, qu’ils ont créé Aerosmith et AC/DC. Mais c’est faux, ils les détestent (Rires) !
L’argent et le pouvoir règnent, personne n’écoute un petit groupe de jeunes. Pourquoi nous avoir signés ? Vous avez signé un groupe que les gens prenaient pour les roadies jusqu’à ce qu’ils montent sur scène ! On a joué avec Kiss et Gene Simmons nous a dit : "Vous devriez arrêter d’écrire sur la vie ou le travail, parlez de minettes que vous voulez vous faire !". C’est bon pour lui mais pas pour nous ! Nous sommes un groupe de blues rock issu du milieu ouvrier et tout autour de nous, c’est glamour et compagnie, avec des gars qui semblent sortir d’un club de strip entourés de bimbos. C’est faux tout ça, il faut revenir à la vraie musique. Mais nous n’avons jamais pu le faire.


Tu ne dis pas à David Geffen, Jimmy Iovine ou Bob Rock quoi faire !


Dans ces conditions, n’avez-vous jamais envisagé de quitter le label et sortir en autoproduction ?

Ron : Oh, tu ne dis pas à David Geffen, Jimmy Iovine ou Bob Rock quoi faire ! Ils te regardent comme s’ils allaient t’écraser tel un cafard et c’est exactement ce que Geffen a fait ! Tout le monde voulait nous voir revenir au blues-rock de nos racines mais il ne pouvait pas laisser fuiter que sa chère société avait merdé avec nous alors il nous a fait porter le chapeau et c’était fini pour nous. Voilà comment ça fonctionne, bienvenue dans la cour des grands !


Est-ce la principale raison du split fin des années 1990 que le groupe a connu après trois albums ?

Ron : La vraie raison est que nous avions un contrat pour deux albums avec une option sur le troisième et Geffen vendait son label. Il m’a dit qu’il me gardait son contrat en solo mais que le groupe pouvait aller signer ailleurs, en devenant pourquoi pas : "Le groupe qui a coulé chez Geffen mais sauve Atlantic ou autres !".


Mais était-ce une bonne raison pour arrêter ?

Ron : Je suis devenu accro à l’héroïne ! Ma vie était quasiment finie alors. Geffen m’a dit d’aller faire un tour pendant cinq ans et de revenir avec un nouveau projet, que le reste du groupe pouvait faire ce qu’ils voulaient. Il m’a aussi dit qu’il avait fait pareil avec Don Henley ou Neil Young. Je suis ressorti du bureau en me disant que j’étais foutu (Rires) ! Je savais que ma carrière était terminée alors je me suis mis à me droguer et ça a duré sept ans.


Dans ces conditions, l’album de la réunion "Redemption" porte bien son nom ?

Ron : Ça signifie exactement ce que ça dit. Le groupe s’est réuni et nous avons décidé que ce n’était pas à propos de l’argent ou de la célébrité mais parce que nous aimons jouer tous ensemble.


Considères-tu "Redemption" comme les vrais débuts de Little Caesar ?

Ron : Oui, car nous pouvions le faire selon nos propres règles. Il n’y avait pas d’attente, pas d’anticipation, pas de drogue. C’est ce que nous voulions faire, devions faire. Ce n’est pas particulièrement innovant, cela ne révolutionne pas la face du monde mais c’est unique simplement à cause de ses éléments et de sa chimie. Et on continuera seulement si c’est pour les bonnes raisons.




Durant cette période de pause, Ron, tu as participé à l’excellent album de Manic Eden et The Four Horsemen dans lequel officiais également, Pharoah…

Ron : C’était différent. Une situation très difficile, je remplaçais un gars qui était à l’hôpital, dans le coma. Les mecs étaient comme un daim dans les phares d’une voiture, ils ne savaient plus rien. Ils avaient un album totalement terminé et Frank a eu un accident. Ils m’ont demandé de venir chanter et c’était quasiment un acte spirituel, une manière de le célébrer et de lui rendre hommage. Je pensais simplement assurer avant qu’il revienne, permettre au groupe de remplir ses obligations et faire plaisir aux fans. Je pensais qu’on continuerait mais quand Frank est décédé, tout s’est arrêté. Je ne sais même pas vraiment comment ni pourquoi, c’est juste arrivé.

C’est pareil pour Manic Eden, finalement. Je me retrouve en fait à remplacer David Coverdale dans Whitesnake (Rires) ! Je suis dans un coin et je regarde ce groupe de personnes qui a vendu dans les trente millions de disques et c’était une période très étrange lorsque le grunge est apparu. L’album est passé inaperçu parce qu’il n’était pas à la mode à ce moment.


Alors que c’est un album incroyable…

Ron : Oui, qui arrive au pire moment possible (Rires) ! Ça ne m’a pas tué, donc on peut même dire que c’est assez marrant (Rires) !




Justement à cette époque, le style musical rock qui avait du succès était le grunge…

Ron : Nous voulions être une version un peu plus blues des Guns N’Roses, un groupe classic rock à la Aerosmith. Je me souviens m’être pris la tête avec un type du label parce que je voulais sonner comme le premier album de Soundgarden, quelque chose d’aérien et honnête. Je leur ai dit : "Vous ne pouvez pas continuer à sortir des ballades metal pop continuellement comme ça, les gens commencent à s’en moquer et ont besoin d’une alternative". Et là tout à coup, des Red Hot Chili Peppers aux Blues Travelers ou Primus, un tout nouveau genre s’est retrouvé être l’Alternative ! C’était vraiment bizarre. Quatre ans plus tard, quand Manic Eden s’est formé, nous cherchions un label et personne n’était intéressé parce que tout le monde pensait que c’était du Whitesnake sans même écouter une seule note.


La musique semble viscérale pour vous et le fait de retourner dans l’ombre, dans l’underground est-il plutôt un bien pour conserver une part d’authenticité ? En d’autres termes, peut-on à la fois conserver le succès et rester authentique et vrai ?

Ron : Tout dépend comment tu définis le succès. Quand j’ai réalisé que je voulais simplement payer mes factures et vivre, c’est là que j’ai compris que j’étais un homme riche. Car un homme riche fait ce qu’il veut et meurt sans avoir à quémander un repas.


Et arrivez-vous à vivre de votre musique ?

Ron : Non. Mais je trouve toujours des moyens.


Si j’avais eu le succès qu’on m’avait promis à l’époque, je serais probablement mort aujourd’hui, ou quelqu’un que je détesterais.



Donc vous avez une autre activité à côté ?

Ron : Bien sûr ! Pharoah bosse dans les effets spéciaux, il fait tous les Marvel. De mon côté j’avais un atelier métal donc j’ai pu continuer à créer. Et tu sais quoi ? Ça me va très bien ! Si j’avais eu le succès qu’on m’avait promis à l’époque, je serais probablement mort aujourd’hui, ou quelqu’un que je détesterais. On peut rationnaliser autant qu’on veut mais c’est soit l’un soit l’autre : mort ou trou du cul.
La vie et les cicatrices m’ont appris les leçons de la vie, jusqu’à être assis en face de toi pour te dire que je suis un homme riche. Parce que le succès, c’est faire ce que je veux faire pour des gens qui partagent la même passion. Ce serait génial qu’on se rencontre au George V avec du champagne avant d’aller remplir Bercy mais il y a une contrepartie à tout ça, qui nous prive de toute honnêteté. Je ne peux même pas imaginer John Lee Hooker faire chanter les gens dans un stade, ça sonne tellement faux ! C’est comme ça et ça nous va bien. Souviens-toi, nous sommes à Paris en ce moment et nous respectons et aimons des groupes extrêmement talentueux qui ne peuvent malheureusement pas faire comme nous, même à ce niveau. Et ces gars-là nous disent : "Mecs, vous êtes à Paris alors que je n’arrive même pas à déplacer huit personnes pour un concert !". Tu vois, on a du succès !


Le succès, c’est faire ce que je veux faire pour des gens qui partagent la même passion




"Eight" est sorti en 2018 après "American Dream" en 2012, qu’est ce qui explique ce laps de temps relativement long entre deux albums à une époque où tout va si vite ? C’est un luxe pour toi de prendre ce temps entre deux albums et de le faire peut-être de manière artisanale ?

Pharoah : Il y a eu un album live entre les deux.

Ron : Tu sais, la famille représente tout pour nous, que ce soit notre famille musicale ou celle de sang. Parfois, nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voulons quand nous le voulons car la vie et la réalité interfèrent, et nous l’acceptons. Il nous faut mettre suffisamment de côté pour pouvoir enregistrer, prendre le temps d’écrire, de produire. Tu sais, le modèle à l’ancienne où tu es signé par un label qui te paye et tu ne fais que ça… C’est un peu comme un bon whisky et un Scotch bas de gamme : il faut du temps, de la patience et avec un peu de chance quand tu le boiras, il aura vieilli correctement. Tu ne te diras pas qu’il aurait fallu le balancer dès le moment de sa conception ! En tout cas pour l’instant, personne n’a réagi comme ça avec nous (Rires) !


Le précédent album "Eight" donc est sorti en 2018, doit-on s’attendre à un nouvel album prochainement ?

Ron : Non, ça va prendre encore un an probablement. Avec tout ce qu’il s’est passé depuis 18 mois, je ne peux même pas te donner une opinion sur ce qui va se passer, que ce soit en création, socialement ou au niveau du business…


Pourtant depuis le début de cette interview, tu nous prouves que tu as des choses à dire sur ce sujet et je présume d’autres…

Ron : J’ai des choses à dire, mais j’ai aussi des choses à dire tous les soirs et je n’ai pas pu le faire depuis un an et demi. J’ai tellement de chance de pouvoir faire ça. Faire un album, c’est un moment capturé que les gens pourront écouter encore et encore. Un concert, c’est un moment capturé totalement unique qui ne se reproduira jamais. C’est une occasion spéciale où les gens qui écoutent renvoient leur énergie à ceux qui font la musique et inspirent cinq personnes très différentes. Toute cette alchimie créé un album différent chaque soir.
Après un an et demi, revenir pouvoir faire ça, c’est comme obtenir les clés du magasin de bonbons. Monter une tournée est un gros boulot et c’est encore pire maintenant, entre les pays où on peut aller, ceux d’où on ne peut pas venir, les restrictions en tous genres… On ne veut pas faire comme tous ces groupes qui annulent et tombent comme des mouches parce que l’un d’eux tombe malade : "Lave-toi les mains, mets ton masque, reste ici, prends des vitamines, aucun de nous ne peut tomber malade (Rires) !" Tout ça prend un temps pas possible...
Et puis nous allons faire la tournée avec un batteur remplaçant car le mec qui joue avec nous depuis vingt est en train de perdre sa mère. Je ne citerai personne mais je connais des groupes dans ce genre de situations qui manquent vraiment de considération et se comportent vraiment mal. On lui a dit, c’est une longue tournée avec beaucoup de travail, reste à la maison et occupe-toi de ta mère. Il nous manque, bien sûr. Mais tu sais, il est carrément hypocondriaque donc avec le Covid, il nous plongerait tous dans du gel hydroalcoolique s’il le pouvait ! Aujourd’hui, on se concentre sur les cadeaux que la vie nous fait à nouveau. Mais tu sais, je suis sûr que quand on rentrera de tournée, on se dira qu’on en a marre de ces vieux morceaux et on s’attellera au prochain album !


On a commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée au contraire quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ou à laquelle vous rêveriez de répondre ?

Ron : Oh, tu as posé d’excellentes questions. J’ai pu exprimer ce que j’avais sur le cœur. Tu sais, je vais être honnête, nous n’avons pas passé une journée comme celle-ci depuis de nombreuses années. Des interviews à la chaine. Je connais Olivier Garnier de Replica depuis Manic Eden et quand j’ai vu qu’il allait s’occuper de nous, je savais qu’il nous organiserait une vraie journée presse avec des personnes intéressantes parce qu’il aime le groupe.
Nous avons peu l’opportunité de pouvoir faire ce genre de choses et de nous exprimer sur ce que nous faisons. Bien sûr, la musique parle pour elle-même mais pour que les gens la découvrent, cela nécessite des choix, questions, des plateformes et nous respectons tout ça. Tout cela forme un tout et nous sommes plus qu’heureux de pouvoir défendre notre musique. Et puis c’est fun, nous sommes des passionnés de musique, comme toi !





Merci !

Ron : Merci à toi...

Pharoah : Super interview, merci !


Merci à Calgepo pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.littlecaesar.net
 
(1) COMMENTAIRE(S)  
 
 
CALGEPO
24/09/2021
  0
Interview très riche avec un regard lucide et authentique sur l’industrie.
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