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MELTED SPACE (28 SEPTEMBRE 2015)


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INTERVIEWS
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-



Pierre Le Pape nous a donné une nouvelle fois rendez-vous pour évoquer "The Great Lie", dernier rejeton de la famille Melted Space...
STRUCK - 19.10.2015 -
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C'est une nouvelle fois dans les locaux du Hard Rock Café que Pierre Le Pape détendu et ravi nous présentait "The Great Lie", le dernier opus du projet Melted Space dont le succès ne cesse de se confirmer d'album en album...


Ton actualité a fait grand bruit la semaine dernière dans tous les médias du monde à savoir que le pape sortait un album de progressif. Peux-tu nous en dire plus sur ce projet ?


(Rires) Et bien, nous nous sommes concertés avec tous les cardinaux et nous nous sommes décidés à nous lancer dans le grand bain (Rires) !


Plus sérieusement, ton actu est ce nouvel album "The Great Lie", première question concernant ce nouvel album ambitieux, tu n’avais pas su clairement nous répondre sur la chronologie de cet album par rapport à ces prédécesseurs. Est-ce que "The Great Lie" est la suite de "Between" ?


Clairement oui ! En fait, il faudrait prendre "Between" comme une sorte de spin-off où je présentais un aspect très sombre et où je faisais allusion au 'True Gods' . Et dans cet album, j’ai pu m’en donner à cœur joie pour articuler toutes ces choses dans une histoire assez classique finalement, dans le sens où ça pourrait être un scénario de film.





Quelle est l'histoire de "The Great Lie"? A-t-elle un lien avec "Between" qui avait pour fond la légende de Romulus et Remus?

C’est une histoire très fantasy d’un frère et une sœur qui partent à la recherche de leur maman qui se trouve être la reine des fées qui perd ses pouvoirs.


On avait évoqué lors de notre dernière interview ton penchant pour l’univers fantasy…

Tout à fait et dans cet album, nous sommes en plein dedans. Et je me suis permis d’ajouter des personnages d’autres mythologies, d’autres légendes comme par exemple Parsifal qui vient des légendes arthuriennes, le Sphinx qui vient d’une autre mythologie…


Tu t’es fait plaisir !

Exactement ! Je me suis créé mon propre panthéon que j’avais déjà commencé à développer dans les précédents albums. Mais je ne voulais pas me cantonner aux dieux gréco-romains donc j’ai clairement ouvert mon univers et laissé la porte la plus ouverte possible.





Tu as parlé de spin-off et de True Gods, 'A God is Dead' a un petit côté "Games of Throne" : coïncidence ou volonté ?

Même si je ne m’en cache pas -je suis très fan de la série- pour autant ce n’est pas volontaire.
Manuel Munoz m’a fait la même réflexion quand il a reçu la démo, j’ai réécouté pour vérifier et pour moi, ce rapprochement n’était pas flagrant : j’étais tellement concentré sur le piano même et moins sur les arrangements d’orchestre qui peuvent donner cette impression. Mais attention, j’assume pleinement et d’ailleurs, j’ai pris énormément de plaisir à écrire ce titre.


On te voit sur une photo promo dans une bibliothèque remplie de livres. Quelle est l’ambition de cette photo : montrer que Pierre Le Pape et son projet sont intellectuels ?

Pas du tout ! C’est juste que la pièce est magnifique et qu’il y a une très belle perspective, si bien qu’on pouvait faire quelque chose de très sympa en termes de photo.
On a fait ces photos au moment de la signature avec Sensory et ils voulaient une série de photos « classieuses ».
On en a fait du local, à Troyes où j’habite. Quelques monuments auraient pu s’y prêter mais cela faisait très longtemps que je passais devant cette pièce qui est réservée aux livres anciens - avec une hyrrométrie contrôlée en permanence, avec des alarmes dans tous les coins…- , je me disais que ce serait cool de faire des photos dans cet endroit !


Et ça colle parfaitement au projet.

Exactement ! Donc nous avons choisi ce cadre plus pour sa beauté que pour le côté intellectuel : je ne pense pas que Melted Space soit intellectuel (Sourire) !


Désolé de devoir faire l’énumération des invités encore prestigieux : Arno Strobl, Guillaume Bideau, Sylvain Coudret, Virgine Goncalves, Kobi Farhi, Mikael Stanne… des pointures toujours plus importantes mais toujours pas de Amanda Sommerville ou Sharen Den Adel que tu citais lors de notre dernière rencontre ? Est-ce un regret ?

Pas du tout !


Le prochain est très loin parce que "The Great Lie" m’a demandé beaucoup d’énergie et de travail. Aujourd’hui, je vais me concentrer sur le fait de tourner, de composer pour d’autres artistes qui font appel à moi.



Pour le prochain ?

Peut-être ! Honnêtement, le prochain est très loin parce que "The Great Lie" m’a demandé beaucoup d’énergie et de travail. Aujourd’hui, je vais me concentrer sur le fait de tourner, de composer pour d’autres artistes qui font appel à moi.


Le succès de Melted Space a-t-il été le déclencheur de ces demandes ?


Oui ! Disons que ce sont de bonnes rencontres qui se sont faites. Par exemple, j’ai particulièrement bien sympathisé avec Ashmedi de Melechesh, du coup, il a fait les pré-prod du dernier Melechesh chez moi : il voulait un endroit calme pour pouvoir enregistrer ses riffs.


C’est une fierté de voir le projet Melted Space commencer dans ta chambre devenir ainsi reconnu si bien qu’en découlent une inversion des rôles c’est à dire de musiciens faisant appel à des guests prestigieux, ce sont  désormais les autres qui font appel à toi ?

C’est une grande fierté !





On peut parler d’accomplissement ?

Quelque part oui même si il y a encore énormément de travail à faire. Mais ça fait très plaisir de voir que les gens que tu as invités ont apprécié le fait de travail avec moi, suffisamment bien pour que derrière il y ait une suite, ne serait-ce qu’amicale : nous sommes devenus très bons copains avec Martin, Mikael et Niklas de Dark Tranquillity, David Vincent prend très régulièrement des nouvelles…


David Vincent justement, le grand mensonge est la présence d’envahisseurs ?


(Rires) Ca se pourrait !



Melted Space me prend énormément de temps, c’est devenu une part très importante dans ma vie. J’ai envie de m’investir dans ce projet au mieux et pour pouvoir le faire, il va falloir que je coupe un peu


Tu as évoqué toutes ces demandes de collaboration, tu as un peu répondu par ailleurs mais vas-tu réussir à prendre du temps pour toi, que ce soit Melted Space ou les groupes dans lequel tu officies ?

Je vais essayer de le prendre. Concernant les groupes, je ne suis plus dans Embryonic Cells, je ne pourrai vraisemblablement pas faire les live de Wormfood… C’est vrai que c’est un peu compliqué dans le sens où Melted Space me prend énormément de temps, c’est devenu une part très importante dans ma vie. J’ai envie de m’investir dans ce projet au mieux et pour pouvoir le faire, il va falloir que je coupe un peu en composant pour d’autres personnes, que je renouvelle mes idées…


Tu parles de break aujourd’hui, ne penses-tu pas que la sortie de l’album, cette promo, les retours enthousiastes… finalement vont t’inciter à replonger plus tôt que prévu dans Melted Space ?

Des idées, j’en ai tout le temps. Je reviens de Rotterdam où j’ai vu The Theater Equation et je suis sorti enthousiasmé en me disant que je voulais faire la même chose.
De plus, j’ai eu la chance de rencontrer Arjen qui a été plus qu’enthousiaste et encourageant vis-à-vis de cet album. J’ai vraiment la chance d’avoir une équipe - label, manager… - qui me pousse pour donner le meilleur de moi-même.
Mais pour pouvoir faire un autre album dans de bonnes conditions sans se répéter, il va falloir que je fasse un vrai break.


Tu évoquais ton nouveau label Sensory et leur enthousiasme, ne vont-ils pas te mettre plus de pression pour précipiter la suite ?


Quand je parle d’un break, ça ne sera pas un break de 3 ans (Rires) !


On se donne d’ores et déjà rendez-vous pour 2017 si je comprends bien ?

Un truc comme ça, oui (Sourire) !


Tu en as un peu parlé, Arjen Luccassen participe à cet album : peut-on parler d’une sorte de concrétisation, à savoir que la présence de, je te cite "le maître ultime, c’est Dieu"… , est une sorte de plébiscite  d’un petit Français qui a construit son projet petit à petit dans sa chambre comme tu me le disais ?


Ecoute, je peux même parler d’un rêve qui est devenu réalité. La dernière fois que nous nous sommes vus, j’en parlais en étant convaincu que ça n’arriverait jamais parce que c’était trop énorme. Et quand il a accepté, j’ai été comme un gosse.





Cela fait quand même beaucoup de rêves qui s’accomplissent, même si on l’a compris, le prochain album n’est pas pour demain, quelle pourrait être l’étape supérieure quand on voit invités Mikael Stanne, David Vincent, Arjen Luccassen donc…

… Attila parce que je suis très fan de Mayhem…


… on peut toujours trouver mieux mais…

Tout à fait ! D’une part, on peut toujours trouver mieux et ensuite, il faudra orienter, tester les choses…
Pour un prochain album, je ne sais pas si je réfléchirai en termes de "mieux", mais de différent.


Je porte le projet à bout de bras depuis le début et je ne pensais pas arriver à un tel niveau d’accomplissement personnel et artistique.



Ne serait-ce pas finalement le défaut de Melted Space, à savoir que le fan s’attend pour chaque nouvel album à une surenchère dans les guests toujours plus prestigieux ?

Effectivement depuis la création de Melted Space jusqu’à aujourd’hui, un chemin dont je suis très fier a été parcouru : je porte le projet à bout de bras depuis le début et je ne pensais pas arriver à un tel niveau d’accomplissement personnel et artistique.
Sans faire de langue de bois, j’ai eu la chance de travailler avec des artistes qui ont 20 ou 30 ans de métier et qui m’ont beaucoup apporté. Quand David Vincent t’appelle au téléphone parce qu’il a réfléchi à son personnage et qu’il aimerait proposer différentes choses : sans faire de jeu de mots, on n’est plus sur Terre (Rires) !
Après et c’est la raison pour laquelle je parle d’une prise de recul par rapport à tout ça, j’aimerais proposer quelque chose de nouveau, travailler encore plus sur la prod' … Par exemple, dans "The Great Lie", je ne vois que les défauts et je sais que je ferais les choses différemment…


Justement, on évoquait Arjen Luccassen, est-ce qu’une des solutions ne serait pas de faire comme lui et proposer un projet totalement différemment comme il a pu le faire sur Guilt Machine avec un seul chanteur ?


Pourquoi pas ? Mais dans ce cas-là, ça ne s’appellera pas Melted Space. Et c’est la raison pour laquelle je suis dans cette démarche d’écrire pour d’autres gens, de faire d’autres choses … d’être plus médiatisé, de connaître plus de monde me permet d’avoir des propositions à droite à gauche que je n’aurais jamais pu avoir avant. Et je prends vraiment ces propositions en considération car je sais que ça va me permettre de voir autre chose, de vivre de nouvelles expériences, de recharger mes batteries pour mieux revenir.


Tu disais lors de notre précédente interview que Melted Space était ta bulle d’air au côté de tes groupes comme Embryonic Cells ou Wormfood, aujourd’hui, les collaborations dont tu me parles vont être les bulles d’air au côté de Melted Space ?

C’est exactement ça !


En revanche, la présence d’Arjen Lucassen ne renforce-t-elle pas le parallèle que nous évoquions précédemment à savoir que Melted Space serait le Ayeron à la française ?

C’est une question à plusieurs entrées parce que sur le titre où il intervient, je l’avais délibérément écrit pour lui. Le morceau était pensé pour lui, je l’ai pensé comme une sorte d’expérience en tant que compositeur, qui était de réunir un concerto et un opéra d’où la non-utilisation de guitare/ basse/ batterie : c’était vraiment centré sur les voix et l’instrumental.
J’ai écrit ce titre en hommage à Arjen. Il m’a répondu que ça sonnait déjà très bien comme c’était mais si je voulais qu’il intervienne, il voulait carte blanche et donc refaire le morceau. Je lui ai répondu favorablement (Rires) ! Il a fait ça en une nuit ce qui me laisse croire -comme il me l’a dit par la suite- qu’il a adoré le faire.
Donc d’un côté, il y a l’hommage -c’est à dire la création d’un morceau pour lui- et quelque part en retour, à titre personnel, j’ai sa bénédiction : en quelque sorte, je suis adoubé par…


Dieu…

Oui (Rires) !
Ensuite, il y a le petit clin d’œil pour ceux qui font le parallèle entre Ayeron et Melted Space à savoir que le parallèle va jusqu’à l’hommage.


Outre les ajouts d’invités toujours plus prestigieux, la présence de Dieu en personne, un autre témoin du succès du projet Melted Space est la présence de l’orchestre The City Of Prague justifiant que les moyens sont désormais à la disposition de Melted Space : peux-tu nous parler de cette expérience ?

Ca été une expérience très forte, voire violente. Quand ils ont joué les premières notes, j’ai cru que j’allais tourner de l’œil (Rires) !
J’avais déjà eu l’occasion de travailler avec un orchestre lors de mes études donc j’y suis allé un peu la fleur au fusil en me disant que je savais comment ça marchait et que je savais ce qu’il fallait faire. Les conditions de base étaient réunies et l’orchestre était lui-même enthousiaste sachant qu’il avait également travaillé avec Dimmu Borgir, Within Temptation, des groupes qui me parlent particulièrement.
Mais plus l’enregistrement approchait, plus je me disais que la seule expérience que j’avais eue ne suffisait pas. Je me suis donc remis à retravailler en bon écolier : j’ai retravaillé mes arrangements au maximum comme jamais auparavant.
C’était un gros challenge. C’est un gros orchestre que j’ai choisi délibérément parce qu’il avait le passif metal mais également musique de film : j’adore leur son ! Quand ils reprennent du Han Zimmer, je préfère certaines de leur versions à l’originale.


Encore une fois, la présence de cet orchestre témoigne une nouvelle fois de la confiance accordée par Sensory. Est-ce que cela t’a ajouté une pression supplémentaire afin de répondre à cette confiance justement ?


C’est un challenge personnel évidemment mais effectivement, c’est également un challenge vis-à-vis des moyens qu’ils ont mis à ma disposition. Ils sont très motivés, le patron du label est à fond : il a écouté l’album et on a eu la réponse dès le lendemain. Il est très enthousiaste et m’a directement signé pour une distribution sur le monde entier.
Donc oui, il y a une pression non pas de résultat mais de faire vivre l’album jusqu’au bout et du mieux possible.


Depuis notre dernière interview, il y a eu l’expérience live avec Melted Space. Est-ce que cette expérience a changé la face de cet album par rapport à ce que tu avais pu imaginer il y a 2 ans ?


Complètement ! Ce qui fait que les bouts que j’avais quand on s’est vu, je ne les ai finalement pas utilisé (Rires) !


Et concrètement, si tu devais citer une chose que le live a modifié dans ta vision de Melted Space ?


C’est un retour d’expérience vis à vis des anciens titres que nous avons joués en live et pour lesquels je me suis rendu compte de l’importance de l’aspect "chanson".
Ca s’est fait inconsciemment mais cela correspond très bien avec le découpage scène par scène d’une histoire comme "The Great Lie" et comme dans l’opéra en général. On a va dire qu’il y a eu une concordance générale qui m’a amené vers cette direction.





Tu as parlé de cet aspect chanson, est-ce que cela explique en partie que cet album semble plus lumineux et enlevé voire joyeux que tes productions précédentes et notamment "Between" ?

Je ne sais pas trop parce que pour ce qui me concerne, je vois le côté « dark » de l’histoire qui ne finit pas très bien, finalement…
Après, c’est vrai qu’il y a des éléments liés au fait que ce soit des chansons, des éléments - je vais dire un gros mot - très pop finalement pour driver le rythme entre les chansons et les chansons elles-mêmes.


Et cela est lié à ton expérience scénique avec Melted Space ?

Oui parce que ça m’a fait prendre conscience de l’importance du rythme qu’il y a sur scène quand tu présentes des titres je n’ai pas envie de dire formatés mais c’est vrai que quand tu es sur scène et quand tu es dans une dynamique de chansons, ça amène plus de choses.
Après, c’est une espèce de grande équation entre comment tu vas façonner tes chansons sans te trahir artistiquement. L’an dernier, nous avons fait un concert où on a pu travailler avec un ingénieur light qui venait du théâtre et qui a vraiment accentué le côté spectacle de ce que nous présentions et nous de notre côté, nous avions accentué le côté chanson : on avait testé « No Need to Fear » pour voir comment ça réagissait et le retour était super parce que justement, il y avait cette fusion entre le côté chanson et le côté théâtral que notre équipe technique pouvait nous fournir.


Le lien entre tous ces évènements est Manuel Munoz qui a participé à "Between" qui a tourné avec toi et The Old Dead Tree et ce nouvel album. Peut-on dire que c’est le chanteur indissociable de Melted Space comme Adrien Gousset est le guitariste attitré ?


Presque ! Si tu veux, c’est quelqu’un que j’aime beaucoup humainement, artistiquement et qui m’a beaucoup apporté au début : il m’a donné énormément de conseils et continue à m’en donner. Ca me fait vraiment très plaisir de le revoir, de discuter… et il a une voix incroyable !
Du coup, c’est le seul chanteur à avoir sa chanson tout seul. C’est un vrai choix parce que j’aurais trouvé dommage que ce ne soit pas le cas. Cette chanson est taillée sur mesure et il a pu y déployer toutes les facettes de sa voix : il a mis une émotion qui m’a soufflé ! La première fois qu’on a écouté le résultat même pas mixé, la température a baissé de 40 degrés d’un coup : c’était incroyable…


Tu as parlé de cette expérience avec Manuel. Si tu devais ressortir un moment de la composition, de l’enregistrement… de cet album, quel serait-il même si je suppose que ce doit être difficile voire impossible ?


Tu as raison. Ce que j’ai dit de Manuel, je pourrais le dire des autres et notamment Guillaume Bideau qui a une voix extraordinaire. Nous sommes également devenus très potes avec Guillaume…
Si bien que pour ressortir un seul moment, je vais te donner une réponse très bateau mais je répondrais l’orchestre parce que ça a été marquant et un pic dans ma vie.


Malgré tout cela, n’as-tu pas craint de tourner en rond à un certain moment et ainsi de te répéter ?

Jusqu’à présent non, en revanche pour la suite, oui. C’est la raison pour laquelle je souhaite prendre le temps de faire de la musique mais pas forcément que pour Melted Space.


Que t'a apporté l'EP "Between" beaucoup plus sombre, pour l'écriture? Penses-tu qu’il a contribué à la renommée du projet et le faire rapidement a pu permettre de te montrer plus ?

C’est vrai que pas mal de choses se sont décantées à partir de "Between" parce qu’on a pu passer à un niveau international.


Tu nous avais avoué souhaiter que "Between" t’ouvre les portes de l’Est de l’Europe ; as-tu réussi ce pari ?

Oui ! On a eu des retours très positifs de l’Allemagne, Autriche, Bénélux… tous les pays sensibles à ce style et même un peu en Scandinavie.


Et donc déclenchant la signature sur Sensory ?

Je pense qu’ils ont vu que le projet plaisait, qu’il commençait à être suivi et qu’ils pouvaient le faire comme ils l’ont fait auparavant avec Delain, Leprous…


Quelles sont tes attentes pour cet album ?

Tourner un maximum !


Alors que c’était quelque chose d’assez inimaginable il y a deux ans…

C’est ça ! Mais c’est vrai que la tournée avec The Old Dead Tree a été un déclencheur et du coup, j’y ai pris goût (Rires)… forcément !
J’aimais déjà la scène mais jouer mes propres titres sur scène, c’est quand même autre chose.





Dans quelle configuration va-t-on trouver Melted Space pour la prochaine tournée ?

Pour la prochaine tournée, nous allons être 8 sur scène : quatre musiciens et quatre chanteurs : deux filles et deux garçons.


Avec Manuel Munoz ?


Non ! Il y aura toujours Black Messiahet le chanteur de 6:33 , Flo qui a une voix très polyvalente. Au départ, Guillaume Bideau aurait dû faire cette tournée mais des problèmes de disponibilité ont rendu impossible sa présence.
Mais il est prévu qu’à un moment, les guests de l’album viennent d’eux-mêmes jouer sur scène avec nous : par exemple, tous m’ont dit que si jamais je passais en Suède, en Norvège… ils viendraient jouer avec nous, David Vincent m’a dit la même chose sur un festival…


Ca aurait de la gueule !

Quand j’ai entendu ça, je me suis dit que j’avais réussi un truc (Sourire) !





Au titre de cette tournée, as-tu des dates à annoncer aux lecteurs de Music Waves et notamment pour ceux qui nous lisent sur Paris ?


Nous tournons avec Leaves’ Eyes du 15 au 31 octobre et le 24 Octobre, on sera au Glazart !


Rendez-vous pris, merci beaucoup !


Avec plaisir, merci à vous (Sourire) !


Merci à Ocerian pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/pages/melted-space/267911869895229
 
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